• La gestion de la colère (1 à 5)

     

    La gestion de la colère (1 à 5)

     

     

    La gestion de la colère (1)

     

    «Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas» Ep 4.26, BFC

    Pour cela la Bible a un plan : « Il faut vous laisser complètement renouveler dans votre cœur et votre esprit. Revêtez-vous de la nouvelle nature, […] qui se manifeste dans la vie juste et sainte qu’inspire la vérité. C’est pourquoi, rejetez le mensonge ! Que chacun dise la vérité à son prochain, car nous sommes tous membres d’un même corps. Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas ; que votre colère s’apaise avant le coucher du soleil. Ne donnez pas au diable l’occasion de vous dominer. […] Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche ; dites seulement des paroles utiles, qui répondent à un besoin et encouragent […]. N’attristez pas le Saint-Esprit que Dieu vous a accordé […]. Chassez loin de vous tout sentiment amer, toute irritation, toute colère […]. Abstenez-vous de toute forme de méchanceté. […] Pardonnez-vous réciproquement, comme Dieu vous a pardonné par le Christ » (v.23-32). Dieu vous a donné tous les sentiments que vous éprouvez, y compris la colère. Mais il veut que vous en fassiez bon usage. Dites la vérité. Ne niez jamais votre colère, mais utilisez-la pour un changement positif. Dites : « Je me suis fâché parce que je tiens beaucoup à notre relation et j’aimerais en parler ». La solution viendra d’elle-même. Quand vous êtes furieux, prétendre le contraire est foncièrement malhonnête. C’est comme l’outrance : « Tu ne m’écoutes jamais… Tu ignores toujours mes attentes… Personne ne fait rien ici, à part moi. » Tout cela est faux et ne fait qu’aggraver le problème et le rendre insoluble. Dieu veut que vous contrôliez votre colère au lieu de vous laisser contrôler par elle.

     

     

    La gestion de la colère (2)

     

    «Mes entrailles tressailliront de joie, quand tes lèvre diront ce qui est droit». Pr 23.16

    Pour gérer la colère, voici deux règles bibliques importantes. 

    1) N’accusez rien ni personne. C’est une façon de fuir vos responsabilités que d’accuser en pointant votre doigt ailleurs. « Si seulement tu n’étais pas toujours en retard, je n’aurais pas à te faire des reproches », ou « Si tu arrêtais de me faire des reproches, j’arriverais peut-être à l’heure. » Ce genre de phrases n’aident pas, ne font que braquer l’autre contre vous, prolonger votre colère, et vous faire manquer le but recherché. 

    2)  Ne prenez pas les mots pour des armes ou une forme de manipulation. Contrôlez plutôt vos émotions et exprimez-les de façon saine. N’oubliez pas, votre but est de résoudre le problème et de fortifier la relation, non de laisser la plaie s’infecter. Et comme ce n’est pas facile à faire, vous avez besoin de l’aide de Dieu. La Bible dit que vos paroles peuvent abattre l'esprit des autres, leur briser le coeur (voir Pr 15. 4), et détruire les relations. Salomon a dit que les paroles méchantes "descendent jusqu'au fond des entrailles" (Pr 26.22). Ce que vous dites peut rester gravé à tout jamais dans la mémoire d’une autre personne, jusqu’à l’emporter dans sa tombe. C’est ce que vous voulez ? Certainement pas ! À l’inverse, une colère bien maîtrisée n’a jamais besoin de regrets ou de repentance. Apprenez à voir la différence entre la colère que vous ressentez et les paroles que vous prononcez. La colère peut vous révéler ce qui doit changer dans vos relations. Alors demandez à Dieu de vous montrer les changements nécessaires, d’abord en vous-même, puis chez l’autre

     

    La gestion de la colère (3)

     

    "C'est de l'abondance du coeur que la bouche parle" Luc 6.45

    D'une seule seule touche sur votre clavier, vous pouvez retrouver ce que vous avez stocké sur votre disque dur. Jésus a dit : « L’homme bon tire le bien du bon trésor de son cœur, et le mauvais tire le mal de son mauvais trésor, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle ». Plus vous téléchargez de vieilles rancunes, plus vous devenez amer. Occupez-vous de votre colère sans tarder. Ne la laissez pas vous cuire à petit feu. Et ne restez pas planté(e) là dans l’espoir que l’autre personne va vous pardonner dans un éclair de lucidité. Et s’ils ne le faisaient jamais ? Jésus conseille : « Si ton frère a péché, va et reprends-le seul à seul » (Mt 18.15).

    Qu’est-ce qui compte le plus pour vous : votre point de vue ou la relation ? Lorsque vous stockez votre colère et refusez de traiter le problème de façon saine, vous ajoutez un autre squelette dans votre placard à émotions. Imaginez l’effet produit sur vous. Les médecins disent que les ressentiments provoquent des ulcères à l’estomac, attaquent votre système immunitaire, et vous prédisposent aux problèmes cardiaques, aux cancers et autres désordres physiques et moraux. Et ce n’est pas tout ! Ils rongent votre esprit, pompent votre énergie et paralysent votre créativité. Ils abîment vos liens avec Dieu, votre famille et vos amis, tout comme ils interdisent à vos offenseurs de trouver l’occasion de laver leur conscience et d’arranger les choses avec Dieu et vous. Si vous ne faites rien, vous traînerez le problème comme un boulet. Refusez de vivre ainsi ! Demandez à Dieu l’humilité et le courage de régler le problème, aujourd’hui.

     

     

    La gestion de la colère (4)

     

    "Qu'ils ne sorte de votre bouche aucune parole malsaine" Ep 4.29

    La Bible dit : « Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole malsaine, mais s’il y a lieu, quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique une grâce à ceux qui l’entendent. N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (v.29-30). Eh oui, lorsque votre colère se déchaîne, non seulement vous blessez l’autre, mais vous attristez le Saint-Esprit. En étiez-vous conscient(e) ? Comme disciples de Christ, nous sommes appelés à tenter de comprendre les besoins d’autrui. Ça veut dire ne pas rappeler des offenses déjà confessées, ne pas se mêler de tout ou faire des réflexions sur le poids, la couleur, le QI, ou les limites physiques et mentales des gens. N’évoquez rien de ce qui peut vous empêcher de parvenir à la solution. Et n’élevez pas la voix dans le but d’intimider ou de manipuler. Dieu vous a donné la capacité de vous mettre en colère. Bien utilisée, elle peut devenir le catalyseur qu’il vous faut, et le bon remède pour une guérison. Alors : 

    1) cherchez une solution, pas une « victoire ». Les insultes et les reproches ne font qu’aggraver les choses. Ne vous focalisez pas sur ce qu’il ou elle a fait, mais sur ce que vous pouvez faire ensemble pour tout arranger. 

    2) reconnaissez vos défauts et demandez pardon. Admettez vos imperfections et il sera plus facile aux autres d’admettre les leurs. 

    3) pour chaque problème que vous soulevez, faites un compliment sincère. Au lieu de critiquer, dites : « Je sais que c’est dur à entendre. Merci de m’écouter avec tant de grâce. » La solution vaut toujours mieux que le blâme

     

     

    La gestion de la colère (5)

     

    "Un homme digne de confiance garde tout pour lui" Pr 11.13 BFC

    Pour gérer votre colère, voici deux choses à retenir. 

    1) Ne lavez pas votre linge sale en public. Laissez-le dans la buanderie. Lorsque vous êtes blessé(e) et en colère, il est naturel de vouloir calomnier votre offenseur. Ne le faites pas. La Bible dit : « Celui qui parle à tort et à travers trahit aussi les secrets. Un homme digne de confiance garde tout pour lui ». Il y a deux façons d’étaler son linge sale. D’abord par l’embarras. Vous parlez quand vous savez que l’autre pourra entendre. Ensuite par la subtilité. Vous plaisantez sur son aspect, ses amis, sa famille, ses complexes et ses travers afin de rabaisser l’autre. Résultat, la personne est gênée, le fossé se creuse entre vous, et la réconciliation devient impossible. La Bible dit que "l'amour couvre toutes les fautes" (Pr 10.12).

    2) n’agissez pas comme les païens. Par exemple, ne dites pas : « Il l’a bien cherché, qu’il se débrouille ! » C’est sans doute vrai, mais en qualité de disciple du Christ, ne fuyez pas devant une plaie qui s’infecte. «Faites-vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ» (Ep 4.32) Comment Christ vous a-t-il pardonné ? Était-ce après vous avoir confessé, repenti et mérité la grâce ? Non.  Paul dit : « Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils» (Ro 5.10) Puisque Dieu a pris l’initiative, vous êtes appelé(e) à étendre cette grâce aux autres gens avant qu’ils ne demandent pardon. Et même s’ils choisissent de rester vos ennemis, vous devez leur pardonner malgré tout. Alors seulement vous aurez la paix, vos blessures seront guéries, et vous serez capable d’oublier.

     

    Bob Gass

     

     

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  • Commentaires

    1
    jef lumiere
    Jeudi 29 Juin à 14:44

    Merci pour ces encouragements. Très beau travail. Amen

     

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