• Psaumes 23 - Partie 4 à 6

     

    Psaumes - Partie 4 à 6

     

    Psaumes 23 (Partie 4)

    “Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi, Ta houlette et Ton bâton, voilà mon réconfort...” v. 4 

    Ce verset est sans doute le plus souvent cité lors des funérailles de croyants. Même des non-croyants trouvent normal que le prêtre ou le pasteur le récite devant le cercueil de l’être humain qu’ils ont connu et côtoyé, sans jamais vraiment savoir en quoi il ou elle croyait. C’est un peu comme un baume de réconfort que l’on distribue à la ronde à l’intention des personnes présentes, pour éloigner la peur devant l’inconnu.

    Le célèbre peintre Salvador Dali, pour ne citer que lui, semblait terrifié par l’idée de mourir. Il déclara un jour à son secrétaire : “Moi, je ne mourrai jamais !” Pourtant David ne parle pas de la mort elle-même, (c’est l’ombre de la mort !), qui pour le croyant n’est qu’un passage temporaire vers la présence éternelle de Dieu. Il affirme ne craindre aucune empreinte du mal sur lui, même quand il traverse les pires circonstances de sa vie puisque Dieu est à ses côtés. Le jour où vous découvrez que la tumeur diagnostiquée depuis peu est en fait cancéreuse, que le divorce va bientôt déchirer votre couple, le jour où l’on vous apprend que votre enfant vient de se suicider, appropriez- vous ce verset. Cherchez-y le réconfort dont vous avez cruellement besoin. David l’a écrit pour vous ce jour-là. Recherchez alors le toucher de la houlette du berger sur votre main, appuyez-vous sur Son bâton. Jésus ne vous fera pas de longs discours comme les amis de Job. Il se contentera de vous faire sentir Sa présence. Nous sommes vite à court de mots pour aider nos amis quand ils traversent de dures épreuves, parce que notre langage ne sait apporter la joie et la paix dans leur cœur.

    Paul a écrit : “La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ” (Philippiens 4.7). Aussi invraisemblable que cela paraisse aux yeux des autres, si vous croyez que Jésus seul peut vous réconforter quand vous traversez la vallée de l’ombre de la mort, alors vous pourrez vous écrier : “Le Seigneur est pour moi une source de joie débordante. Mon Dieu me remplit de bonheur, car le secours qu'Il m'accorde est un habit dont Il me vêt, et le salut qu'Il m'apporte, un manteau dont Il me couvre. J'ai la joie du jeune marié qui a mis son turban de fête, ou de la fiancée parée de ses bijoux !” (Esaïe 61.10). Réfléchissez-y !

     

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    Psaumes 23 (Partie 5)

    “Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; Tu enduis ma tête d'huile, ma coupe déborde.” v. 5

    Après l’image du berger prenant grand soin de son agneau, voici maintenant l’image du chef Bédouin invitant sous sa tente le voyageur fatigué, affamé et assoiffé. Abraham et Lot nous donnent l’exemple de cette hospitalité légendaire des habitants du Moyen Orient au temps des patriarches (lisez Genèse 18.1-8 et Genèse 19.1-9). Bien sûr la table est riche du meilleur de ce que le chef peut offrir, mais remarquez que cette table est dressée en face des ennemis du voyageur ! Le chef garantit que ce dernier est intouchable. D’un seul geste silencieux il indique aux autres nomades que son hospitalité est sacrée, et que s’ils osent franchir le seuil de sa tente ils auront affaire à ses hommes armés. Imaginez à présent Dieu sous les traits du chef Bédouin, faisant reculer Satan et ses sbires loin de vous, tandis que Ses serviteurs, les anges, s’empressent de dresser une table riche de bénédictions juste devant vous. Satan peut regarder, mais pas toucher ! Vous êtes à l’abri à l’ombre de Sa tente, vous pouvez profiter des privilèges que le maître des lieux veut vous accorder. Vos adversaires grincent peut-être des dents, mais cela n’a aucun effet sur vous. Tant que vous restez près du chef, rien ne peut vous arriver.

    Là vous recevrez “l’huile de joie” (Psaume 45.8), “les parfums sur vos vêtements” (Psaume 45. 9), preuves de la grande générosité de votre hôte. Les bergers des temps bibliques versaient de l’huile d’olive sur le nez des agneaux pour les protéger des mouches qui pouvaient les rendre fous, et pour soigner leurs blessures. Mais l’huile et les parfums accompagnaient aussi les banquets festifs du Moyen Orient, comme une marque de joie et de plaisir autant que le vin (Lisez Amos 6. 6). La générosité divine est telle que dans Sa présence non seulement vous bénéficierez de Sa protection, mais votre coupe débordera sans cesse ! “Il a déversé d’en haut, sur nous qui vivons dans la communion avec le Christ, toutes les bénédictions que le royaume des Cieux contient !” (Ephésiens 1. 3). Que pouvez-vous espérer de plus ?

     

     

    Psaumes - Partie 4 à 6

     

    Psaumes 23 (Partie 6)

    “Tous les jours de ma vie, Ta bonté, Ta générosité me suivront pas à pas. Seigneur, j’habiterai dans Ta maison tous les jours de ma vie” v. 6 

    Un vieux dicton originaire du Moyen Orient affirme : “Un invité, c’est comme le poisson, au bout de trois jours il commence à sentir mauvais !” David était confiant que le Seigneur ne le considèrerait pas comme un hôte indésirable au bout de quelques jours. Il savait qu’il pouvait rester dans Sa maison ou Sa présence tous les jours de sa vie. Il ne serait jamais rejeté, exclu, mis à la porte pour mauvaise conduite. Le jour où David a écrit ce psaume, il n’était plus le jeune berger rendant visite à ses frères occupés à se battre dans l’armée du roi Saül. Nul doute qu’il se souvenait très bien de l’époque de sa vie où il n’avait pas hésité à faire assassiner l’un de ses meilleurs amis afin de cacher son adultère avec la femme de ce dernier. Selon la loi juive aucun sacrifice ne pouvait effacer sa faute. Même roi, il encourait la mort.

    Pourtant il affirme : “Si tu conservais le souvenir de nos fautes, Seigneur, qui pourrait subsister ? Mais le pardon se trouve auprès de Toi...” (Psaume 130. 3-4). Et aussi : “Selon Ta grande miséricorde, efface mes transgressions. Lave moi complètement de mon iniquité...” (Lisez tout le Psaume 51). Comme lui, il est bon de nous souvenir régulièrement de tout ce dont nous Lui sommes redevables. Sans Sa grâce, où serions-nous tous ? Chaque jour nous devrions être conscients que nous sommes toujours pécheurs et que sans Sa grâce nous ne pourrions pas terminer la journée en paix !

    En conséquence Dieu nous a laissé ce verset magnifique, pourtant écrit au cours de l’heure la plus noire de l’histoire d’Israël : “Les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, Il n'est pas au bout de son amour. Sa bonté se renouvelle chaque matin...” (Lamentations de Jérémie 3. 22-23). Même aux pires moments de votre existence, si vous vous appuyez sur Dieu, vous connaîtrez la paix et le calme de Sa présence : vous habiterez ainsi dans Sa maison, entouré de Sa générosité et de sa bienveillance. Et vous ne vous sentirez jamais comme un invité indésirable pour avoir abusé de l’hospitalité de son hôte !

     

    Bob Gass

     

     

     

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