• Maux de coeur (1 et 2)

     

    Maux de coeur (1 et 2)

     

     

    Maux de cœur (1)

     

     

     

    « Un espoir différé rend le cœur malade » Pr 13.12

     

    La dépression peut vous ôter l’envie de vivre. Lorsque la tâche devient trop lourde pour Moïse, il s’adresse à Dieu : « Tue-moi donc, […] et que je n’arrête pas ma vue sur mon malheur » (No 11.15). Certain que Jézabel va mettre ses menaces à exécution et le tuer, Élie demande à Dieu de prendre sa vie. Il paraîtrait que le livre de Job ne couvre qu’une période de neuf mois, mais les pertes de Job sont si dévastatrices qu’il s’exclame : « Mon âme est dégoûtée de la vie ! » (Job 10.1). Salomon a dit : « Un espoir différé rend le cœur malade ». Un chrétien qui porte atteinte à sa propre vie ira-t-il au ciel ? Plutôt que de débattre de cette question, il nous faut demander à Dieu la sagesse de savoir quand des proches sont devenus si désespérés qu’ils ne peuvent endurer un jour de plus. Qui sont-ils ? Des jeunes gens qui s’ouvrent les veines en guise d’appel au secours. Des vétérans de guerre hantés par l’horreur des combats, et incapables d’en parler. Des victimes d’abus sexuels qui se goinfrent, boivent et se droguent à en mourir. Des gens biens qui luttent avec des problèmes sexuels mais ont peur de les avouer. Cinquante-huit millions d’Américains combattent chaque jour la dépression, qu’ils dorment dans des châteaux ou sous les ponts. Quelques-uns sont des chrétiens aux pensées suicidaires, qui redoutent d’entendre qu’ils sont faibles et manquent de foi. Un rapide verset, une courte prière, et une façon de s’en débarrasser avec un « Que Dieu vous bénisse » ne fera que les jeter aux fauves. Jésus a dit : « Je vous envoie », parce que vous avez la Parole, l’Esprit et la puissance de les aider.

     

     

     

    Maux de cœur (2)

     

     

    Esa 40.29

     

    On a beau dire : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », en s’imaginant que les choses vont s’arranger. Mais lorsque tout espoir semble perdu, la dépression peut amener certaines personnes à chercher une porte de sortie. Le suicide est-il une erreur ? Oui. C’est une erreur parce qu’il ne tient pas compte de Dieu. Si vous prenez votre vie, il ne peut plus rien faire pour vous. C’est une erreur parce qu’il laisse dans le cœur de vos proches un héritage de chagrin inconsolable. De tout temps les leaders chrétiens débattent et se divisent sur la question du suicide. Mais tous sont d’accord pour croire en cette parole : « Un cœur soucieux déprime un homme » (Pr 12.25, BFC). La dépression non soignée peut aboutir à l’autodestruction. Pas besoin de se tirer une balle dans la tête ou de faire une overdose. Il suffit d’opter pour l’anorexie ou la boulimie, ou de cesser de chercher de l’aide parce que celle qu’on a déjà reçue n’a pas eu d’effet. Au bout du compte le résultat est le même. On estime que les femmes sont deux fois plus sujettes à la dépression que les hommes. Les gens issus de milieux défavorisés auraient apparemment moins de chances d’être traités pour cette affection parce qu’ils n’ont pas les moyens de se faire aider. La Bible a-t-elle une réponse ? Oui : « Il donne de la force à celui qui est fatigué et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources. Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les jeunes hommes trébuchent bel et bien ; mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force » (Esa 40.29-31).

     

     

     

     

    Bob Gass

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Août à 09:01
    Catherine Lestang

    Je crois que pour les personnes qui sont en dépression, elles ne choisissent pas vraiment. Il y a compte tenu de la douleur physique et morale un moment où elles agissent. Et il faut aussi savoir que boulimie, anorexie ce sont d'autres manières d'être en dépression grave. Il y a des suicides qui sont prémédités, d'autres pas. Les psy avaient autrefois un joli mot pour dire cela: "le raptus anxieux". L'angoisse est tellement insupportable que pour lui échapper on fait n'importe quoi, y compris de se jeter sous un métro qui arrive.

    Alors comment aider? Quand on connaît bien la personne, on connait aussi les petits signes qui montrent que c'est sur le point de, que la coupe est trop pleine, que la solitude est trop grande, que l'abandon est trop fort. Alors parfois mettre des mots, dire qu'on comprend (au moins un peu, peut rassure, aider. 

    Comme le dit Bob Grass, se contenter d'une prière, c'est loin d'être suffisant, d'autant que de mon point de vue il s'agit aussi se lutter contre le mal. Et là, effectivement Jésus par son esprit, nous a donné pouvoir sur le mal, mais ce n'est pas si facile, en tous les cas pour moi. 

    Alors aider, oui, essayer d'être là et prier pour que ces personnes se sentent exister pour le Christ, aimées par Lui et reconnues dans leur douleur et leur souffrance.

      • Jeudi 2 Août à 09:34

        Merci Catherine pour ce partage
        Que Dieu te bénisse
        Bises
        Lilia

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