• Le timing de Dieu

     

    Le timing de Dieu

     

     

    Le timing de Dieu

     

     

     

    Avec vous vécu cette semaine votre « kairos » ?

    Pour ceux qui n’étaient pas là dimanche dernier, ils se disent « ça y est, il commence à parler en latin. Non ce n’est pas du latin, c’est du grec. Et nous avons vus la semaine dernière que le « kairos de Dieu » voulait dire en autre : les opportunités divines.  Parce que nous avons tous, à notre disposition, des opportunités divines et nous avons vu la semaine dernière, comment il était important de ne pas les rater et comment nous pouvions faire pour ne pas les rater.


    Le titre de mon message aujourd’hui est le suivant (excusez-moi pour le mot un peu anglais. Tout le monde sait que je suis un anglophone, n’est-ce pas ? J’ai entendu des gens qui ont ri très fort) : le timing divin.

    J’ai cherché de mettre ça en français, mais…. Oui, j’aurais pu, mais j’ai trouvé que c’était beaucoup plus parlant : le timing divin.

    Et en fin de compte, nous sommes dans la continuité du message de dimanche dernier. On revient et on va revenir encore aujourd’hui sur le mot « kairos »

     

    On a vu la semaine dernière, que dans le Nouveau Testament ; il y a essentiellement deux mots pour parler du temps. Y a le mot « chronos » que l’on retrouve 53 fois dans le Nouveau Testament. C’est un mot qui est là pour nous parler du temps linéaire, du temps matériel, qui se déroule heure après heure, jour après jour, année après année. C’est le temps « chronos » qui nous impose à être à l’heure. D’ailleurs, cela a donné le mot chronomètre. Nous sommes tous sous la contrainte de ce temps « chronos » : pour arriver à l’heure au travail, pour arriver à l’heure à l’école. Bref, c’est le temps linéaire.

    Et il y a un second mot dans le Nouveau Testament que l’on retrouve 81 fois qui introduit une notion de moment, une notion de temps et là c’est vraiment le mot « kairos ». Et effectivement on a vu que dans ce mot là il y a des opportunités de Dieu, mais ce mot va beaucoup plus loin et c’est ce que nous allons voir ce matin.

     

    Le mot « kairos » veut dire aussi : avoir le temps juste, être dans le bon timing. Avant, ce n’est pas le bon moment, et après non plus. Il y a un temps juste, un temps parfait ; et c’est de ce temps-là dont on va parler.

     

    Combien sont d’accord pour dire que le bon timing est parfois très important ?

     

    On va mettre une première diapo et vous allez voir que c’est millimétré. Voilà je préfère celle-ci (trapézistes d’un cirque)

    C’est l’affaire d’une demi seconde. Imaginez qu’un seul instant, ils ne soient pas dans le même tempo, qu’ils ne soient pas dans le timing, qu’ils ne soient pas synchronisés. J’espère qu’il y a un filet en-dessous. Mais s’il n’y avait pas de filet, ce serait dramatique.
    Le timing est extrêmement important

     

    On va mettre une seconde diapo (défilé de militaires). C’est millimétré. Parfois on choisit ces images : ils arrivent même à se croiser. Et s’il y a en a un qui n’est pas dans le timing, ça va faire effet domino. Ça peut faire un genre, hein. Mais je pense que c’est pas l’effet recherché.

     

    Et une troisième diapo (planète du système solaire) qui elle bien sûr parle. Et là, on est simplement dans le système solaire, et il faut ajouter à cela des satellites, il faut ajouter à cela des étoiles. C’est un vrai ballet qui se manifeste dans les astres.

    Et encore une fois, heureusement que tout cela se fait dans le bon timing.

     

    On est bien d’accord que dans la vie, en général, parfois, quand nous ne sommes pas dans le bon timing, cela peut être grave. Il peut y avoir des conséquences graves.

    De même, c’est très important pour chacune de nos vies, d’être dans le timing de Dieu, d’être dans le temps de Dieu.

     

    C’est l’ecclésiaste qui insiste là-dessus. Il va dire dans ecclésiaste 3 verset 1 « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; »

    Vous êtes d’accord avec moi que si on rit pas au bon moment, ça va pas tomber juste. Vous êtes d’accord avec moi que si on pleure pas au bon moment, ça va pas non plus tomber juste.

    « un temps pour se taire, et un temps pour parler »
    Mesdames (l’assistance : « ohhhh ») Mais j’ai encore rien dit. J’ai encore rien dit !
    Vous au moins vous savez quand il faut parler et se taire.

    « un temps pour la guerre, et un temps pour la paix ».
    Bref, pour chaque chose, pour chaque instant, pour chaque moment : il y a un temps.

     

    Et nous sommes là, sans doute, confrontés à l’un des plus grands défis de la vie chrétienne : être en harmonie avec la volonté de Dieu au temps fixé.

    Non seulement être dans le plan de Dieu, non seulement faire ce qu’on doit faire, mais le faire en plus au bon moment, dans le bon timing.

     

     

    Et on va répondre à cette question dans un premier temps « pourquoi il est important d’être dans le timing de Dieu ? »

     

    Première réponse : tout se qui se passe dans le timing de Dieu est parfait. C’est la conclusion de l’ecclésiaste.

    Une fois qu’il a égrené, qu’il y a un temps pour tout ; et il conclut en ces termes au verset 11 « Dieu fait toute chose bonne en son temps »

    C’est pour cela que c’est important d’être dans le timing de Dieu parce que quand nous respectons le timing de Dieu, les choses sont parfaites. Dieu y met son empreinte, Dieu y met son sceau, Dieu y met son onction, Dieu y met sa bénédiction ; parce que c’est dans le temps de Dieu.

     

    Toutes choses sont bonnes à partir du moment où elles se font dans le temps de Dieu.

     

    La mise en application de ce principe d’une façon parfaite, c’est Jésus lui-même.

    Non seulement Jésus a fait la volonté de Dieu d’une façon parfaite (il va le dire lui-même : « Je ne fais que ce que je vois au Père, que ce que le Père me dit de faire ») ; mais en plus, le temps dans lequel il a accompli la volonté de Dieu était aussi parfait

     

    Sur terre Jésus ne s’est jamais affranchi du « kairos » de son Père. Et on le voit notamment par rapport à son entrée dans le ministère. Jésus a commencé à accomplir son ministère uniquement à partir de l’âge de 30 ans

     

    D’ailleurs le premier miracle que Jésus a accompli, il ne l’a accompli qu’à l’âge de 30 ans.

     

    Parfois on imagine Jésus quand il était enfant, dans la cour de récréation, en train d’épater ses petits camarades en faisant des miracles.

    Franchement, si vous êtes dans ce schéma de pensée, il faut tout de suite vous en affranchir également, parce que Jésus n’a pas fait ça. C’est pas ce petit Jésus qui faisait des tours de magie auprès de ses camarades. Jésus a fait son premier miracle uniquement à l’âge de 30 ans. Parce que c’était le temps de Dieu.

     

    J’aime ce qui se passe aux noces de cana. Jésus se trouve à cet endroit et il va commencer son ministère, il va commencer à faire des miracles à l’heure exacte, pour ne pas dire à la seconde exacte.

    Vous vous souvenez, il est invité à des noces.  Il est là comme simple invité, sans doute ami ou connaissance de la famille. Et puis à un moment donné, ils manquent de vin, et la mère de Jésus va aller se déplacer vers son fils et va lui dire, va lui rapporter la nouvelle : « tu sais Jésus, ils manquent de vin pour un mariage »

    Écoutez bien ce que le Seigneur Jésus va répondre : Femme (déjà c’est pas très gentil mais si on comprend le contexte on s’aperçoit que c’est pas du tout du mépris ou un manque de respect, mais ça rentre vraiment dans un contexte). Il va dire « qu’y a-t-il entre moi et toi ? » Et il va dire ceci : « Mon heure n’est pas encore venue » (Jean 2 : 4).

    Jésus est conscient qu’il ne peut rien accomplir en dehors du temps de son Père. Il est conscient qu’il ne peut rien accomplir, même pas un miracle, même pas son ministère, si c’est pas encore le temps ; parce que c’est important qu’il soit dans le temps pour être une bénédiction auprès des autres. Et ça va se jouer à quelques heures ou quelques minutes près.

    Quand on lit le texte, c’est compliqué de savoir combien de temps il s’est passé entre le moment où il a reçu l’information de sa mère, qu’il n’y avait plus de vin, et le moment où il a accompli le miracle. Mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans le cœur de Jésus, mais à un moment donné il s’est dit « c’est l’instant, c’est le moment ».
    Une heure avant ce n’était pas encore le moment. Mais là il a ressenti dans son cœur, il a dit : « c’est le moment de faire mon premier miracle, c’est le moment de rentrer officiellement dans mon ministère, c’est le moment ! »

     

    Et c’est à l’image de tout ce qui a été le ministère de Jésus. Il a toujours fait les choses au bon moment. Et puisqu’il les a faites au bon moment, ça toujours été une bénédiction. Son ministère a été béni, non seulement parce qu’il a fait la volonté de Dieu, mais parce qu’il l’a fait au bon moment.

     

    Même sa mort a été dans le « kairos » de Dieu.

    Romains 5 : 6 : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies »


    Écoutez bien ceci : entrer dans le projet de Dieu au bon moment est une réelle bénédiction, mais en sortir également au bon moment est aussi une réelle bénédiction

     

    Il est sorti de la scène publique, il est sorti du monde physique au bon moment, il est mort au temps marqué

     

    Et là, je parle à quelqu’un ; je sais intérieurement que je parle à quelqu’un : il y a un temps pour entrer dans un projet, il y a un temps pour entrer dans une saison de Dieu, mais il y a aussi un temps pour en sortir, sortir pour entrer dans une autre saison.

     

    Et c’est ma hantise, en tant que pasteur d’une église comme celle-ci, c’est ma hantise. Avec Patricia nous sommes convaincus que Dieu nous a envoyé à cet endroit au bon moment. Mais notre hantise c’est pas de faire une année de trop, même pas une minute de trop ; parce qu’on sortirait du « kairos » de Dieu, et si on sort du « kairos » de Dieu, nous ne serons plus bénis, et nous ne serons plus une bénédiction pour vous.

    Je vous rassure, il n’y a pas de projet de départ. Je vous rassure : peut-être que certains se disent « ah dommage ». Je suis provocateur, vous le savez.

     

     

    Pourquoi est-il important d’être dans le timing de Dieu ?

     

    Deuxièmement : justement pour ne pas faire une bonne chose au mauvais moment, parce que ça rend nos projets mauvais. Je vais raconter l’histoire qui va étayer cette vérité

     

    Je peux faire une bonne chose, mais si je ne la fais pas au bon moment, la chose va être mauvaise.

    Je vais prendre l’exemple de Moïse. Exode 2 verset 11, il est dit ceci : « En ce temps-là »

    (je l’ai souligné, je l’ai fait souligner) « En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un égyptien qui frappait un hébreu d’entre ses frères ».

    Et on sait qu’à ce moment-là, Moïse va se jeter sur cet égyptien, il va le tuer et il va être obligé de s’enfuir

     

    Beaucoup de théologiens pensent que quand il est dit qu’il se rendit vers ses frères, il a vécu en lui comme une espèce d’appel, il comprend à ce moment-là, il ressent à ce moment-là, que Dieu va l’appeler à jouer un rôle pour son peuple. Il réalise qu’il n’est pas égyptien comme les autres, il réalise que lui-même est hébreu, certes élevé par une famille égyptienne et pas n’importe laquelle, la famille royale ; mais au fond de lui-même, à un moment donné, au temps marqué, il réalise que Dieu va l’appeler à autre chose.

     

    Sauf que Moïse n’est pas dans le temps de Dieu. Ce qu’il va faire est une bonne chose, parce que Dieu veut vraiment délivrer son peuple. Dieu ne veut pas que le peuple hébreu reste en Égypte plus longtemps que lui-même l’a décidé. C’est une belle œuvre, c’est une belle chose mais il n’est pas dans « kairos »  il n’est pas dans le temps, il n’est pas dans le moment de Dieu. Tout simplement parce que Moïse n’est pas prêt.

     

    Et ça sert à ça le temps de Dieu, ça sert ça le « kairos » de Dieu, c’est pour que toutes les planètes (excusez-moi l’expression) soient alignées. La première planète c’est le cœur de Moïse. Et Moïse n’est pas encore prêt pour accomplir la mission de Dieu. Il a besoin d’être formé encore quarante ans dans le désert. Lui il sort des grandes études, il sort des écoles d’Égypte, il pense que cela a suffi pour le bâtir, pour le construire, il se sent même prêt intellectuellement. Mais Dieu dit : « il y a encore une autre classe à passer ». Et cette classe-là, tu vas la redoubler, parce qu’elle va durer 40 ans

     

    Non seulement, lui n’est pas prêt, mais les personnes que Dieu a désignées pour l’accompagner ne sont pas prêtes. Aaron, qui va jouer un rôle capital, dans le ministère, dans l’œuvre que Moïse va accomplir, n’est pas encore prêt. Lui aussi a besoin d’être prêt, lui aussi a besoin d’être préparé. Même Miriam qui va être aussi un élément important aussi, n’est pas prête.

     

    Les circonstances ne sont pas en place encore.

    C’est pas le bon pharaon qui est sur le trône. Et Dieu sait que tant que ce pharaon sera sur ce trône, il ne pourra rien faire en faveur du peuple hébreux. C’est pas le bon pharaon. Il faut que ce pharaon meurt et laisse la place à un autre.

    C’est pas les bonnes circonstances parce que le peuple hébreu n’a pas les bons mobiles et le bon cœur pour pouvoir se laisser sortir du pays d’Égypte.

    Vous savez, tant qu’il n’a pas connu la souffrance, lui il est bien en Égypte. Il est bien, il a de la nourriture, il a des légumes à volonté, c’est le self-service, c’est le « Flunch », il a tout.

    Mais il faut que le peuple hébreu connaisse la pression, la fatigue et ça devient pénible. C’est à ce moment-là, et uniquement à ce moment-là, qu’ils vont commencer à crier vers Dieu. Et à partir du moment où ils vont crier à Dieu, ils vont être prêts pour vivre eux leur « kairos » le temps de Dieu.

     

     

    Peut-être que vous êtes là impatients, vous direz :  « Pourquoi les choses ne se mettent pas en place ? » Parce que tu n’es peut-être pas prêt pour cela. Parce que les gens que Dieu veut te mettre à côté de toi ne sont pas encore prêts, parce que les circonstances ne sont pas encore prêtes, ne sont pas encore favorables.

     

     

    Troisièmement : Pourquoi est-il important d’être dans le temps de Dieu, de ne pas manquer le timing de Dieu ?

     

    Une dernière chose : parce qu’on se prive d’une voie pour proclamer les bénédictions de Dieu. Et je vais m’expliquer.

     

    Zacharie, Élisabeth : cela vous dit quelque chose ? Les parents de Jean-Baptiste. Ils sont âgés et ils n’ont pas d’enfant. Non seulement âgés, vous allez me dire ; mais en plus qu’Élisabeth est stérile.

    Et alors qu’il est en train, parce qu’il est prêt, il est en train de servir l’Éternel dans le temple, un ange va venir. Et un ange va lui dire, c’est le « kairos » de Dieu, c’est le temps, « tu vas devenir Père. Ta femme va devenir enceinte, vous allez porter un fils ».

     

    Et Zacharie ne croit pas au temps de Dieu. Il ne croit pas au « kairos » de Dieu.

    Luc 1 verset 20  il dit ceci : « Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leurs temps ». Et le mot temps est le mot « kairos ».

     

    Quand on se soucie pas du temps marqué par Dieu, quand on se soucie pas du « kairos » de Dieu, du timing de Dieu, ça nous rend muet.

     

    Quand nous sommes dans le « kairos » de Dieu, nous avons des choses à proclamer. Si nous voulons que l’église continue à proclamer ce que Dieu fait au milieu de nous, il est important d’être dans le « kairos » de Dieu, il est important d’être dans le timing de Dieu.
    Si je ne suis pas dans le timing de Dieu, je vais être comme Zacharie, je vais être muet, je n’aurai pas une parole à proclamer, une parole pour délivrer, une parole pour permettre aux personnes de venir vivre les mêmes choses que nous ; et c’est la même chose pour nos propres vies.

    Si je suis en dehors du temps de Dieu, je n’ai rien à proclamer ou alors du bla bla comme on le disait à l’instant ou des paroles vaines.

    Mais quand je suis dans l’instant de Dieu, quand je suis dans le « kairos de Dieu, et je crois vraiment et je réalise vraiment que je suis dans le « kairos » de Dieu : j’ai des choses formidables à proclamer. Parce que ce type de temps me permet de vivre le surnaturel de Dieu.

     

     

     

    On va se poser cette question : « comment ne pas rater le timing de Dieu ? »

    Et j’ai deux réponses à vous donner.

     

    1ère réponse : attendre le signe de Dieu

    Quand le roi Saül a été oint par le prophète Samuel pour devenir donc roi, Samuel lui a dit d’attendre.

    1 Samuel 10 verset 7 : « Lorsque ces signes auront eu pour toi leur accomplissement, fais ce que tu trouveras à faire, car Dieu est avec toi »

    En d’autres termes il dit : tu as reçu l’onction royale, tu as reçu l’appel de Dieu pour quelque chose de bien précis, mais avant de te lancer lorsque tu as reçu de la part de Dieu, avant de te lancer dans ton appel, il faut que tu attendes le signe de Dieu.

    C’est comme si que Dieu allait se présenter devant Saül et lui dire « viens c’est le moment »

     

     

    Les signes dont Samuel parlent c’est d’abord une propre transformation du cœur de Saül.

    La Bible nous dit que quand Saül a quitté Samuel, il lui donna un cœur nouveau, un autre cœur.

    Deuxième signe : c’est une expérience avec le Saint-Esprit puisque la Bible nous dit que l’Esprit de Dieu le saisit et il prophétisa au milieu de d’autres prophètes.

    Et ces signes-là se sont accomplis le même jour. Mais il y a un autre signe, c’était le signe des circonstances, quand Samuel va dire à Saül : « fais ce qui se présentera » ça signifie : les choses se présenteront à toi et tu connaitras que c’est le temps de Dieu. Et ça, c’est très important.

     

    Et les choses ne vont pas tarder à se présenter. Saül a été oint pour être roi, mais il repart chez lui, il repart à ses activités ; et pendant qu’il repart à ses activités, il y a un événement qui se met en place. Et cet événement c’est que les ammonites (c’’est pas une espèce de champignons ça) vont aller assiéger une ville dans la contrée de Galaad.

    Galaad donc c’est là, c’est en montagne, c’est là où habitent la tribu de Gad et une partie de la tribu de Manassé. Et les ammonites sont autour, siègent. A un moment donné, les gens de Galaad veulent traiter une alliance avec eux et le chef de la tribu ammonite dit « on est d’accord mais on va faire un deal : je vous crève à tous votre œil droit, et après on peut traiter ensemble ; comme ça la honte sera mise sur vous » Il était dur en affaire, hein.

     

    Alors ils vont envoyer des messagers et des messagers pour appeler « au-secours ». Et à ce moment-là, Saül va comprendre que c’est le temps de Dieu, il va comprendre que c’est le « kairos » de Dieu ; c’est Dieu qui est en train de lui faire signe et de lui dire  « c’est bon, tu peux y aller, tu peux enfin agir en tant que roi » Et ça va bien se passer. Il va même vivre quelque chose d’extraordinaire, que le peuple n’avait pas connu depuis longtemps : tout le peuple d’Israël va être uni, toutes les tribus vont être unies pour la même cause ; parce que c’est le temps de Dieu, c’est le « kairos » de Dieu, c’est au bon moment.

    Et pour agir à ce moment, il a fallu qu’il attende le signe de Dieu. C’est très important.

     

     

    Je vais peut-être vous décevoir mais je ne sais pas et ne connais pas quel type de signe le Seigneur va employer pour vous.

    Ce serez facile si je vous disais : le Seigneur va vous appeler à minuit sur votre 06 et il va vous dire « c’est maintenant »

    Je ne connais pas quel type de signe le Seigneur va employer, mais je sais une chose : c’est que vous allez le reconnaitre. C’est ce que j’appelle, moi, le signe de l’évidence. Ca s’explique pas. Ce signe là, je l’ai reçu à plusieurs reprises dans ma vie, au cours de mon ministère. C’était le signe de l’évidence. Ca s’explique pas mais on sent comme l’approbation de Dieu dans nos vies, sur nos vies et on entend la voix de Dieu. Elle n’est pas audible, c’est à l’intérieur. C’est par rapport aux circonstances que l’on vit. On entend la voix de Dieu qui nous dit « c’est le moment, je te fais signe. C’est le moment, c’est le bon moment »

     

    Je ne sais pas quel signe le Seigneur va employer, mais je sais une chose, c’est qu’il vous fera signe quand ça sera le bon moment. Ne partez pas, ne faites rien, n’entrez pas dans une autre saison, ne répondez pas à l’appel de Dieu tant que ce signe, le signe de l’évidence ne se manifestera pas devant vous

     

    Le timing est très important.

    Lorsque je comprends cela, nous sommes alors en mesure de coopérer avec lui.

     

     

     

    Comment ne pas rater le timing de Dieu ?

     

    Une dernière réponse : en abandonnant nos propres échéances.

    Je vais prendre l’exemple de Lazare pour expliquer cela, pour étayer cela.

    Vous connaissez l’histoire. Lazare a deux sœurs Marthe et Marie. Lazare tombe malade et les sœurs vont envoyer des messagers vers Jésus. Et quand les messagers vont arriver vers Jésus, ces messagers vont dire « celui que tu aimes est malade ». Et il y avait vraiment un message derrière ces paroles des sœurs de Lazare c’est de dire « Jésus viens surtout avant que ça s’aggrave » parce que nous on est tributaire du temps. Il y a une échéance, et l’échéance c’est qu’il meurt ou ne meurt pas. C’est ça l’échéance « surtout viens avant que ça s’aggrave » Nous nous avons notre timing, notre échéance. C’est un ami de Jésus, donc on pense que Jésus a compris le message.

    Jean 11 verset 6 : « Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il fit ses bagages et couru vite pour aller le guérir » ah non, c’est pas ça. Non, je me suis emballé. Excusez-moi. Je reste dans logique de ce qu’il aurait dû faire

    « il resta deux jours encore dans le lieu où il était » C’est incohérent ça.

    Et vous imaginez un peu, Marthe et Marie, qui elles sont sous la contrainte du « chronos », qui elles sont sous la contrainte du temps linéaire. Je m’imagine facilement Marthe et Marie dire à Lazare « Jésus va bientôt arriver, on est allé l’envoyer, il va arriver. Dès qu’il va apprendre que tu es malade, il va courir, patience, patience. Je suis sûre, Dieu ne peut pas faire autrement, Jésus ne peut pas faire autrement, il va être là à l’heure, il va être là au bon moment, il va être là avant l’échéance fatale, c’est sûr il est là, patience, Lazare patience. Il arrive, ton ami arrive » Boum : Lazare meurt. 

     

    L’échéance est passée

    Écoutez bien ceci : Dieu n’est jamais en retard, même quand l’échéance est passée. Ça parle certainement encore à quelqu’un ce matin, je crois en l’esprit prophétique. Dieu n’est jamais en retard. Dieu n’est pas en retard, même si ton échéance est passée : t’entends cela ?

     

    Dieu ne voulait pas accomplir une guérison. Dieu voulait accomplir ure résurrection pour que sa gloire éclate d’une façon encore beaucoup plus merveilleuse. Non seulement Dieu voulait accomplir une résurrection, mais il voulait le faire d’une façon éclatante aux yeux de tous. C’est pour cela qui est intervenu simplement que 4 jours après. Pourquoi je dis cela ? Parce qu’il y avait une croyance à cette époque-là, où les gens pensaient que quand quelqu’un était mort, son âme vagabondait pendant à peu près 3 jours dans les parages et pouvait éventuellement revenir à l’intérieur du mort. C’est une croyance, c’était une croyance. Je ne dis pas que c’est vrai.

     

    Et si Jésus était intervenu avant ces 3 jours-là, les gens auraient dit « mais c’est normal ». Ils seraient accrochés à leurs croyances et de dire « mais c’est normal, oui c’est comme on le dit, c’est comme nos ancêtres nous le disent depuis un certain temps. L’âme est revenue parce qu’elle n’était pas partie très loin »

    Et Jésus va intervenir après ce délai-là, après cette échéance-là. Et peut-être même que dans les alentours de la famille de Lazare, certains avaient aussi cette foi-là, cette attente-là en disant on va encore attendre ce que disent les ancêtres ; peut-être que l’âme va revenir même au bout de 3 jours. Et peut-être que d’autres dans l’entourage avaient leur propre échéance en fonction de leurs croyances. Les 3 jours sont passés et Lazare est toujours à l’intérieur du tombeau. Et la Bible dit même qu’il est en train de se détruire physiquement puisqu’il commence à sentir.

     

    Dieu n’est jamais en retard, même quand l’échéance est passée.
    Et Jésus arrive. On a fermé boutique. Il n’a même pas assisté à l’inhumation. On a fermé boutique. On a mis la pierre devant le tombeau. C’est fini, c’est terminé. On a mis un point final sur la vie de Lazare, on a mis un point final à cette histoire et Jésus arrive et il crie « Lazare sort »

     

    Saint-Augustin a dit ceci : (J’ai beaucoup aimé ce qu’il a écrit), il a dit « heureusement que Jésus a précisé à ce moment-là qu’il s’adressait à Lazare, parce que tous les morts seraient sortis du tombeau parce qu’il y a une puissance dans la proclamation de Christ, il y a une puissance dans la parole de Jésus.

     

    Peut-être qu’il y a quelque chose qui est mort pour toi. Peut-être que tu as mis un point final sur une situation. Peut-être que quelqu’un d’autre a mis un point final sur ta situation parce que l’échéance est passée. Si c’est dans la volonté de Dieu, quelles que soient les échéances que les hommes ont pu mettre ou que tu as pu mettre, Dieu n’est jamais en retard : il interviendra dans ta situation.

     

    Je vais terminer avec cela. Et c’est ma conclusion. Je vais conclure avec cela.

    Ce qui est formidable c’est l’attitude de Marthe et Marie pendant ce temps-là, et c’est l’attitude que nous devrions avoir. Le temps est passé, l’échéance est passée. Rien n’a abouti et quand Jésus arrive, il arrive en retard. Et c’est vrai que quand il arrive en retard, Marthe et Marie ne sont pas bien.  Et même une espèce de reproche « si tu avais été là, on n’en serait pas là aujourd’hui ».

     

    Mais j’aime ce qu’il dit

    Jean 11 verset 28 : Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. (donc c’est Marthe) Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit : le maître est ici, et il te demande » Et j’ai fait souligner le maître.  Marthe ne comprend pas ce qu’il s’est passé. Elle est un peu perturbée dans son esprit, elle est un peu bousculée parce qu’elle avait mis tellement sa confiance dans son Dieu, elle avait mis tellement sa foi en Jésus. Elle avait une échéance. Et l’échéance était que Lazare reste en vie. L’échéance est passée et elle est complètement perturbée, déboussolée et on le serait au moins. Mais elle continue à proclamer que Jésus reste souverain. Le maître est là.

     

    Et même si vous ne comprenez pas, pourquoi les choses ne se passent pas comme elles devraient se passer, même si vous ne comprenez pas que Dieu attend et ou ne fait pas les choses en votre temps : continuez à proclamer que le maître est là. Le maître est toujours là.  Il est maître des temps et des circonstances.

     

    On en a parlé la semaine dernière.  On a cité Daniel 2 verset 21 : « c’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l’intelligence. » Le maître est toujours là. Même si tu n’arrives pas à expliquer pourquoi Dieu tarde dans l’accomplissement d’une promesse : le maître est toujours là. Même si devant toi les éléments sont là pour te dire : mais je ne suis plus en âge d’être enceinte : le maître est toujours là. Peut-être que les choses sont dégradées à un point où tu t’es dit « c’est impossible de revenir de cette situation » : le maître est toujours là. Et proclamer que le maître est toujours à sa place, que le maître est toujours assis sur son trône et que le maître règne encore toujours sur les temps et les circonstances : c’est une victoire glorieuse.

     

    Le maître est toujours là !

     

    Je sais et je ressens au fond de mon cœur ce matin que cette parole a été prophétique pour plusieurs d’entre vous. Le maître est toujours là.

     

    Je vais vous inviter à vous lever à votre place et on va rester quelque instant ensemble. Je vais revenir sur quelques éléments de ce que nous avons partagé pour les appuyer fortement dans votre cœur, sur votre cœur.

     

    Dieu fait toute chose bonne en son temps

    Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose et c’est important d’être à l’heure, c’est important d’être dans le temps de Dieu, dans la saison de Dieu, au moment dans le « kairos » de Dieu parce que la vraie bénédiction, la vraie manifestation de notre appel : c’est vivre dans le « kairos » de Dieu. Les vraies solutions se trouvent dans le « kairos » de Dieu, dans le temps de Dieu.

     

    Je veux vivre ce matin cette réalité-là. C’est un grand défi pour moi. Mais je ne veux pas entrer dans le temps, une heure ou une minute avant le « kairos » de Dieu.

     

    Peut-être que quelqu’un attend un signe, le signe de l’évidence : Dieu va vous le donner.

    N’attendez pas après moi pour vous dire quel  type de signe, mais vous le comprendrez tellement, ce sera tellement évident pour vous, ce sera tellement criant pour vous que vous comprendrez que c’est le temps, c’est le signe pour entrer dans votre saison. Je sais que ceci s’adresse à quelqu’un : non seulement il est important d’entrer au bon moment dans la saison de Dieu, mais il est important aussi d’en sortir au bon moment. Christ est mort au temps marqué.

    Et je sais que certaines personnes dans ce lieu s’interrogent sur le fait de continuer ou ne pas continuer dans une voie. Au temps marqué Christ a quitté la scène. Au temps marqué il est rentré dans une autre saison, il est monté au ciel pour vivre autre chose. Au temps marqué.

     

    Peut-être que des personnes ont mis un ultimatum au Seigneur, a mis devant le calendrier une échéance : abandonne ça. Au temps voulu, au temps marqué Dieu interviendra.

    Et si l’échéance est dépassée, ça ne veut pas dire que Dieu est en retard dans l’application de sa promesse. Ca ne veut pas dire que la promesse ne va pas s’accomplir. Ça ne veut pas dire qu’il ne va pas intervenir dans ta situation. C’est simplement que ton temps à toi, que ton échéance est dépassée. Tu es là et tu attends, mais tu comprends pas que tant ton travail ou le travail ne se fera pas dans ton cœur ou dans le cœur de ceux et celles que le Seigneur a prévu pour t’entourer, tant que ce travail ne sera pas fait : le « kairos » de Dieu ne sera pas pour toi.

    Alors même si je ne comprends pas, je veux proclamer que le maître est là. Il est en place. Il est assis sur le trône et il règne. Maître des temps, maître des circonstances : il règne.

     

    Je ne ferai pas d’appel ce matin. Je ne vais pas vous inviter à venir sur le devant ; mais je sais que là où vous êtes, à vos places, et je m’adresse aussi aux internautes, là où vous êtes ; vous pouvez recevoir une parole prophétique (peut-être que vous l’avez déjà reçue) de la part du Seigneur par rapport à votre propre situation. Je suis sûr que Dieu a répondu à vos interrogations, je suis sûr que Dieu a ouvert pour vous des perspectives nouvelles.

     

    On va chanter ce chant, et pendant ce chant ; laissez le Saint-Esprit continuer son œuvre. Je m’arrête de prêcher mais le Saint-Esprit va continuer de prêcher aussi. Il va continuer à vous parler au fond de votre cœur. Laissez-vous interpeller par ce chant et par le Saint-Esprit.

     



    Daniel Pottier
    Retranscription culte à l’église de Lille Metropole du 04.02.2018

    Pour voir la vidéo : http://www.egliselillemetropole.com/enseignements/

     

     

     

     

    Oui Je Crois (Le Credo)
    Hillsong Worship

     

    Notre Père Éternel
    Toi qui as tout crée
    Dieu tout puissant
    C'est par ton Saint-Esprit
    Que Jésus fut conçu
    Christ notre sauveur

    Oui je crois en Dieu notre Père
    Oui je crois en Christ son fils
    Oui je crois en ton Saint-Esprit
    O trinité divine
    Oui je crois à la résurrection
    Que nous vivrons à jamais
    Car oui je crois dans le nom de Jésus

    Notre juge et défenseur
    Tu souffris à la croix
    Le pardon est en toi
    Descendu jusqu'aux ténèbres
    Tu es ressuscité
    A jamais élevé

    Oui je crois en Dieu notre Père
    Oui je crois en Christ son fils
    Oui je crois en ton Saint-Esprit
    O trinité divine
    Oui je crois à la résurrection
    Que nous vivrons à jamais
    Car oui je crois dans le nom de Jésus

    Oui je crois en Lui
    Oui je crois qu'Il est vivant
    Oui je crois que Jésus est seigneur
    [x2]

    Oui je crois à la vie éternelle
    Je crois que d'une vierge il est né
    Je crois à la communion des saints
    Et en ta Sainte église
    Oui je crois à la résurrection
    Quand Jésus reviendra
    Car Oui je crois dans le nom de Jésus

    Oui je crois en Dieu notre Père
    Oui je crois en Christ son fils
    Oui je crois en ton Saint-Esprit
    O trinité divine
    Oui je crois à la résurrection
    Que nous vivrons à jamais
    Car oui je crois dans le nom de Jésus
    [x2]

    Car oui je crois dans le nom de Jésus

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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