• La tempête apaisée (1 à 2)

     

     

    La tempête apaisée (1 à 2)

     

     

    La tempête apaisée (1)

     

    “Jésus monta dans la barque, et ses disciples le suivirent. Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Lui, il dormait...” Matthieu 8. 23-24
     

    Le récit de la tempête apaisée est une belle histoire maintes fois racontée et qui demeure riche en enseignements. Jésus commence par donner une consigne à Ses disciples. Il est temps de changer de lieu et même de région, pour ne pas dire de pays : “Passons sur l’autre rive”. Durant le temps de la traversée, Jésus s’endort. Il peut sans doute le faire en pleine confiance. N’y a-t-il pas au moins quatre professionnels de la pêche, et donc du lac, à bord : Pierre et André son frère, Jacques et Jean ? S’Il tombe de sommeil, à la poupe de la barque, c’est sans doute aussi que la fatigue que représentent les longs discours et les nombreux déplacements ont épuisé le maître. Ce n’est qu’un détail, en passant, mais il nous montre aussi que le Christ, le Fils de Dieu, était parfaitement incarné en homme, connaissant et partageant ainsi ses limites et ses faiblesses. Ce point a quelque chose de rassurant pour les êtres limités et parfois épuisés que nous sommes. Survient, comme cela arrive parfois sur ce lac et qui justifie sa réputation, une brusque et violente tempête. Or, cette tempête est si forte qu’elle inquiète les disciples, y compris les plus expérimentés du fait.

    Lorsqu’ils réveillent Jésus, les disciples expriment leur inquiétude : “Nous sommes perdus !” Comment ne pas comprendre leur panique et surtout leur étonnement face à un Jésus qui dort, paisiblement alors que la menace est sérieuse ? Cette situation ressemble à certaines que nous pouvons connaître. Alors même que nous sommes sur un chemin d’obéissance (c’est bien Jésus qui a donné l’ordre de traverser ! Luc 8. 22) et que Jésus est à nos côtés, les éléments contraires se déchaînent. L’incompréhension est alors fort grande. Nous pouvons être étonnés, voire désemparés, jusqu’à perdre pied, oubliant que, comme le dit un chant : “Dieu n’a pas promis que des cieux bleus, que des chemins faciles. Mais Il nous a promis Son aide d’en haut, un amour infaillible pour toujours.” La suite de l’épisode dans la barque, où Jésus calme la tempête et le cœur troublé de ses amis, est là pour nous enseigner la chose suivante : Avancer pour et avec Jésus-Christ ne nous épargnera pas les tempêtes, mais nous pouvons compter sur Sa puissance pour la surmonter, puisqu’Il est avec nous.

     

     

     

    La tempête apaisée (1 à 2)

     

     

    La tempête apaisée (2)

     

    “Les disciples réveillèrent Jésus et dirent : “Seigneur, sauve-nous, nous périssons!” Matthieu 8.25 

    La tempête fait rage et les disciples paniquent. Il faut vraiment que les flots et les vents soient impétueux pour que les disciples, dont plusieurs connaissent assez leur métier de pécheur pour être des hommes expérimentés face aux éléments déchaînés soient autant terrifiés. Pourtant, et sans trop de prévenance, ils sont capables de réveiller Jésus en Lui reprochant son inaction. “Cela ne Te fait-il rien que nous périssions ?” Une des choses étonnantes dans cette histoire et qui déjà enfant me surprenait, c’est que la tempête, pourtant effrayante, ne parvient pas à réveiller Jésus et qu’il faut que ce soit les disciples qui Le secoue ! Ce sommeil est si étrange que l’on peut se demander s’il est naturel. De fait, il est fort possible que Jésus exploite l’incident pour donner une leçon aux disciples. Sa première parole n’est-elle pas un reproche : “Où est votre foi ?”

    Les disciples n’ont-ils pas, en qualité de pécheurs expérimentés, compté sur leurs propres forces, et donc sur la foi en leurs capacités ? Jésus semble dire : “Je suis là, mais Je n’interviens qu’à la demande !” Jésus est à bord de notre vie comme Il est dans la barque malmenée de ses amis. Parfois, nous Le laissons s’endormir en nous parce que nous décidons que nous n’avons pas trop besoin de Lui, que nous connaissons notre affaire, que nous sommes assez grands pour nous débrouiller par nous-mêmes. Que Jésus soit dans notre décor suffit. Et nous agissons comme si nos forces, nos compétences, nos ressources, nos moyens, nos expériences suffisent. Il est vrai que nous devons grandir sur le chemin de l’édification et de la sanctification, mais nous ne pouvons le faire sans Lui. Nous nous éviterions certainement bien des angoisses si nous ne laissions pas dormir Jésus dans un coin de notre vie !

     

    Bob Gass 

     

    La tempête apaisée (1 à 2)

     

     

     

     

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