•  

    Elie et la dépression

     

    Elie et la dépression

     

     

    1 Rois 19:1-15a. Texte: v.9c "Que fais-tu ici, Elie?"

     

    Introduction  

    Une question posée par Dieu Tout Puissant, à un homme de Dieu. Cet homme de Dieu, c'était Elie; le "ici" en question était une caverne dans le désert. Une histoire qui nous apprend beaucoup, car elle traite un des problèmes les plus répandus du monde moderne: la dépression. La dépression connaît plusieurs origines et formes; elle frappe même les plus fortes: cf. Elie - directement après sa victoire à Carmel > v.4!

    Dr. Luis Palau, grand évangéliste argentin, confesse: "ma plus grande tentation n'est pas l'argent, le sexe ou d'autres péchés, mais: abandonner, renoncer, le désespoir, la dépression, perdre le courage. Winston Churchill, qui apparaissait toujours fort et courageux, confessait à des moments où le désespoir se dressait devant lui comme un chien noir, le poussant même à des pensées de suicide. Combien parmi nous n'ont jamais dit, ou au moins pensé: "j'en ai assez"; "je n'en peux plus"; "j'arrête"; "j'abandonne"? Les anti-dépressifs sont parmi les médicaments les plus vendus.

     

    1. Les symptômes de la dépression

    Comment est-il possible qu'un homme comme Elie, qui a ressuscité des morts, appelé le feu du ciel, tué 450 prophètes idolâtres, subisse une dépression? N'oublions jamais que même les plus grands hommes de Dieu restent des hommes! > Job 10:1 "Mon âme est dégoûtée de la vie"; Jér.15:10 "Malheur à moi, ma mère, de ce que tu m'as fait naître ... tous me maudissent"; Jonas 4:3 "Eternel, prends-moi la vie, car la mort m'est préférable à la vie" (pas quand il était dans le ventre du poisson, mais après le réveil ...!). (Beaucoup de prédicateurs connaissent également les dépressions du lundi ...) Qu'est-ce qui a plongé Elie dans cette dépression profonde? Le message reçu de Jézabel (méfiez-vous de lettres venant de femmes !!!) Voilà la goutte proverbiale qui faisait déborder le vase, l'étincelle qui déclenchait les tensions emmagasinées depuis tout un temps. Sans tout cet arrière-plan, ce message de Jézabel ne lui aurait rien fait de mal - il l'aurait traité de dédain, et condamné; mais il l'a reçu à un moment, et dans des circonstances, où il était très vulnérable, et voilà pourquoi il se plongeait dans la dépression.

     

    Regardons les signes précurseurs de sa dépression. Si nous pouvons identifier les signes d'avance, alors nous serons mieux en état de comprendre ce qui arrive, et de prendre des mesures préventives avant qu'il ne soit trop tard :

     

     

    a) épuisement physique et spirituel: il venait de sa victoire glorieuse sur les prophètes de baäl - il avait lutté seul, avec Dieu, contre 450, et gagné; on aurait pensé qu'il était au zénith de ses forces. Mais gagner des victoires sur le diable est fatiguant! La lutte spirituelle est dure. Jésus le savait - et se retirait souvent afin de se reposer et de renouveler ses forces spirituelles par la prière et la communion avec son Père. Il commanda aux disciples, après que ces derniers furent rentrés de leur ministère 2 à 2 Marc.6:31 "Venez à l'écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu". Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le 4ème des 10 commandements ordonne 1 jour sur 7 de repos complèt ... Gen.1 nous révèle que même Dieu prend du repos - et Lui, Il a certainement "beaucoup à faire ..." Frères et soeurs: ne laissez-pas vos serviteurs de Dieu s'épuiser dans les luttes spirituelles qu'ils mènent à votre égard > Hébr.13:17 "Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu'il en soit ainsi, afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d'aucun avantage." - tenez votre pasteur bien à l'oeil - dès que vous remarquerez qu'il commence à "gémir" ... envoyez le tout de suite en vacances ...!

     

    b) retraite! v.3a "Je ne joue plus"; "J'ai gagné la victoire, j'ai nettoyé le pays de prophètes idolâtres, je leur ai prouvé que l'Eternel est Dieu, je leur ai donnée de la pluie - et comment me récompensent-ils?" Ils n'ont rien compris - Achab rapporte à Jézabel "tout ce qu'avait fait Elie" (v.1) - il n'avait même pas compris que c'était Dieu qui avait donné le feu et la pluie! v.2! "Eh bien: j'en ai assez, je démissionne!" Une 2ème symptôme d'une dépression qui approche, c'est que la victime commence à se retirer, à ne plus tenir ses engagements, et exécuter ses tâches et ses responsabilités. Si cela se remarque, il ne faut pas le critiquer tout de suite - cela ne fera que le pousser encore plus vite dans la dépression. Quand on remarque que quelqu'un se retire ainsi, il y a lieu de se renseigner comment ça se fait ...

     

    c) l'isolement v.3b - il s'en va tout seul. 3ème signe précurseur. La solitude n'est pas nécessairement un précurseur à la dépression, mais l'isolement si, et, surtout dans l'attitude de crainte et d'épuisement que nous voyons ici en Elie, elle l'est presque toujours. Un chrétien est une "brebis" - une brebis qui s'écarte du troupeau se livre aux lions! Notre adversaire rôde comme un lion rugissant, cherchant à nous dévorer (1 Pierre 5:8). Combien important est la communion fraternelle au sein de l'assemblée - un des piliers de la foi du chrétien: Actes 2:42 "Ils persévèrent dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières". (Exemple d'une branche retirée d'un feu de camp ...) Mais attention: l'isolement n'accompagne pas seulement la solitude. Il y a beaucoup d'isolés parmi des foules - et dans nos assemblées ... Nous devrions veiller à ce que personne ne s'isole ...

     

    d) pitié de soi-même v.4c: non seulement un symptôme, mais aussi une cause - et les petites causes peuvent avoir de grands effets! Pitié de soi-même est souvent une forme d'orgueil! C'est à dire: on croit avoir fait tout ce qu'on devait faire, et que la situation est tout à fait la faute des autres - ce sont toujours les autres qui l'ont fait; on accuse les autres d'être responsables pour ses échecs, ses attitudes, sa dépression: v.10 - comparé "J'ai ..." avec "les enfants d'Israël ..."; "ils ont ..." (2x); "je suis ..."; "ils cherchent ...". Ceux qui ont pitié d'eux-mêmes ont tendance à exagérer - comme Elie: il n'était pas le seul prophète de l'Eternel - il savait qu'il y en avait au moins encore 100 en vie (qu'Abdias avait protégé - 18:13); il n'était pas le seul croyant qui restait - il y avait au moins 7.000 hommes qui n'avaient point fléchi les genoux devant Baäl (19:18); ce n'était non plus pas la faute des israélites qu'il se trouve seul - il s'était enfui lui-même, il avait laissé son serviteur de son propre gré, il s'en est allé dans le désert de sa propre volonté. Ce n'était non plus pas "ils" qui cherchaient à lui ôter la vie - ce n'était qu'une femme! Pitié de soi-même est un cercle vicieux - au plus qu'on se lamente, au plus le diable gonfle les lamentations!

     

    e) la peur: Elie, où est ton courage? Où est ta foi? As-tu oublié que Dieu te protège? Ne te rends-tu pas compte que ton ministère n'est point terminé? Vas-tu laisser le diable t'éliminer maintenant que le peuple, qui vient de reconnaître que l'Eternel est Dieu, a tellement besoin d'un prophète?

     

    2. Sortir de la dépression

    Voici notre prophète: dépressif, voulant même mourir! Est-ce que ceci conforme à notre image du croyant "plus que vainqueur"?! Etrange: la plupart des gens ne veulent pas mourir (on aime la vie), mais voici un des seuls hommes qui n'est pas destiné à mourir - et lui, il prie pour mourir! Véritablement: Jac.5:17 "Elie était un homme de la même nature que nous". Mais Dieu aime son homme trop pour le laisser sombrer plus profondément dans sa dépression et sa caverne. Les enfants de Dieu n'habitent pas des cavernes, mais des sommets! Et lorsqu'un chrétien s'installe dans une caverne - qu'elle soit une caverne de dépression ou de n'importe quelle autre marque ou adresse (exemple: des cavernes de péché, maladie, liens occultes, relations brisées, deuil, tristesse, solitude, malheur, disette), Dieu veux toujours l'en sortir.

     

    Considérons comment Il faisait sortir Elie de sa caverne de dépression:

     

    a) la paix: Elie s'en était fui dans le désert - mais Dieu savait où il se trouvait. Oui, Dieu nous voit Ps.139:7-12 "Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, - la nuit devient lumière autour de moi; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière." Dieu sait où il est, et comment il est - nous aussi: Il connaît nos détresses, nos problèmes, nos désires, nos chutes, nos désespoirs, nos luttes. Il n'existe aucun désert qui soit trop éloigné pour que Dieu ne puisse y envoyer ses anges à notre secours.

    Dieu s'est tenu à distance, voyant comment son serviteur, qui l'avait servi fidèlement depuis déjà plus que 3 ans, et qui avait obéi à ses instructions à la lettre, maintenant, se laissant effrayer par le message de Jézabel, prenait charge de sa propre vie, sans attendre les instructions de Dieu. Il voyait quelle ruine Elie était en train de créer de sa vie. Dieu le laissait aller jusqu'à un certain point, mais Il ne le permettait pas de se détruire. Dieu connaît les limites de nos forces; parfois Il nous laisse aller notre propre chemin, pour que nous apprenions des leçons. Mais jamais Il ne nous laissera tenter au delà de nos forces (1 Cor.10:13) Esa.42:3 "Il ne brisera point le roseau cassé, et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore". Le moment fut arriver pour que Dieu se révèle à Elie à nouveau. Gloire à Dieu: dans nos moments les plus noirs, quand nous n'allons point vers lui, Il vient vers nous. Tout comme Jésus, qui marchait sur les eaux vers les disciples, au moment où ils se désespéraient dans la tempête ...

    Dieu ne commence pas par lui donner des études bibliques, en l'encourageant à prier, ou en l'envoyant à une retraite! Il arrête sa fuite. Beaucoup de chrétiens se laissent mettre en fuite par le diable. Ils fuient une situation négative à une autre; ils ne résolvent jamais un problème, mais pensent pouvoir échapper en le fuyant. Le diable sait qu'une fois qu'on commence à fuir, alors on continue à fuir! Rien ne peut s'arranger tant qu'on fuit; il faut casser ce cercle vicieux, et arrêter de fuir.

    Dieu le fait bien manger, boire et dormir - vv.5-8a: quand il s'était réveillé la première fois, il n'était pas encore fort assez ... Dieu sait ce dont nous avons besoin. Il connaît les limites de nos forces. J'aimerais bien avoir la recette de ce gâteau (v.6) que l'ange lui a apporté - cela a du être quelque chose de spécial, car v.8b! Dieu ne vient pas à Elie avec des réprimandes, mais avec sa paix. Il faut que Dieu nous amène à sa paix - avant que cela ne soit fait, il est impossible à faire du progrès. Le progrès spirituel, la solution de problèmes, la victoire sur le péché - tout part de, et se construit sur, une base de paix. Voilà pourquoi le texte le plus répandu dans la bible (365x) est "ne crains pas". Voilà pourquoi les premières paroles de Jésus, lorsqu'Il apparaissait aux disciples au jour de sa résurrection (des disciples toujours très effrayés par les évènements des derniers jours) étaient: Jean 20:19 "La paix soit avec vous!" Puis Il leur montra ses mains et son côté. Le résultat était immédiat: leur désarroi changeait en joie v.20 "Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur". Mais cela ne suffit pas: la joie est bien sûr une bénédiction pour le chrétien, mais même la joie n'est pas une base pour le progrès, la direction et la commission. La joie est une émotion, que se situe au niveau de l'âme, tandis que la paix affecte le corps, l'âme et l'esprit. Jean 14:27 "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix."

     

    b) l'endroit: v.8c Dieu l'amène "jusqu'à la montagne de Dieu" La montagne de Dieu était un endroit où on rencontrait Dieu, où Dieu Se révélait, parlait, et donnait de nouvelles instructions. Elie a marché 40 jours et 40 nuits (quel gâteau - il n'avait même pas besoin de dormir!). Son corps est plus fort que jamais - mais son esprit sombre toujours dans la dépression; il a toujours la mentalité de caverne (v.9). Dieu l'avait conduit jusqu'à Horeb, mais Dieu ne lui a pas dit d'entrer dans la caverne - ça, il l'a fait de lui-même - de là Sa question v.10a! Il ne suffit pas d'être à l'endroit voulu de Dieu; on doit aussi avoir l'attitude de Dieu!

     

    c) la révélation: Dieu ne va pas abandonner Elie; Il na va pas lui donner congé; la réaction de Dieu, quand un de Ses enfants le déçoit, n'est jamais de le rejeter - au contraire: Dieu allait lui donner une encore plus grande révélation de Lui-même, telle qu'il n'avait jamais eue jusqu'à alors! Vv.11-12: le vent de Dieu, le feu de Dieu - Elie les avait déjà expérimentés; mais le murmure, le souffle de la voix de Dieu Lui-même: voilà une expérience nouvelle et profonde.

     

    d) la question: v.14 (avez-vous remarqué que Dieu continue à poser la même question jusqu'à ce qu'Il reçoit la réponse voulue; qu'Il continue à lancer le même appel, jusqu'à ce qu'on réponde, qu'Il continue à donner le même commandement, jusqu'à ce qu'on obéisse?) Elie répond de la même façon ... (Qu'est-ce que des gens négatifs peuvent "scier" ...) Mais Dieu n'"écoute" pas sa lamentation; Il ne se donne même pas la peine de le contredire ni de le corriger. Il lui donne l'ordre v.15! Cf. Jésus, lorsqu'on vient de la maison de Jaïrus lui dire: Luc.8:49 "ta fille est morte; n'importune pas le maître" - il est marqué que Jésus "ayant entendu cela" disait à Jaïrus: v.50 "ne crains pas, crois seulement". Jésus avait bien "entendu" ... mais se décidait à ne pas "écouter" ... (Tous ceux qui ont (eu) des enfants savent ce qui est la différence entre "entendre" et "écouter" ...)

    Dieu le sors de sa caverne, lui donne une nouvelle commission (oindre un roi, un général et un prophète - v.15-16). Et Dieu le prépare pour sa plus belle expérience de toutes - expérience presqu' unique: son ascension au ciel - sans mourir, passer de la vie terrestre à la vie céleste, entrer en communion directe et étroite avec Dieu Lui-même; non seulement entendra Sa voix - mais voir Son visage! 9 siècles plus tard ce même Elie a été vu par 3 disciples, transfiguré, parlant avec Moïse et Jésus. Et d'ici peu, selon l'Apocalypse, ce même Elie reviendra sur la terre, comme témoin invincible de l'Eternel pendant la période de ténèbres les plus noirs à jamais tomber sur cette planète.

     

    CONCLUSION  

    Dieu n'a pas laissé Elie dans la dépression. Au contraire, sa dépression l'a conduit à un niveau plus élevé de communion avec Dieu, et de service à Dieu. Alors, vous qui êtes déprimés, qui ne cessent de répéter vos jérémiades: vv.14a "que fais tu ici" 15 "Va, reprends ton chemin".

    Savez-vous quand était le point tournant de cette histoire, le moment où Elie est sorti de sa dépression: c'est le verset que j'ai oublié exprès: v.13. Cela indique qu'il abandonnait sa rebellion, son orgeuil, sa pitié de soi-même, et qu'il reconnaissait le Tout-Puissant, écoutait Sa voix, et s'apprêtait à L'obéir. Dieu Se révèle d'habitude non par un vent, un tremblement de terre, ni un feu, mais par un murmure - Sa voix imperceptible qui parle non aux oreilles, mais au coeur de l'homme. Nous avons entendu le murmure de l'Esprit. Quelle réaction allons-nous avoir ?

     

    Michaël Williams
    (Source : TopChrétien)

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    Coup de déprime ?

     

    Coup de déprime ?

     

     

    Il y a une valse que je déteste danser : c'est la valse sur quatre roues. Quand l'hiver arrive, la terreur des conductrices, c'est la pluie verglaçante. Un dimanche, en rentrant de l'église, c'était l'hécatombe : un camion dans le fossé, trois autos sur le toit. J'avais jusque là réussi à garder le cap avec ma précieuse cargaison de petites filles. La route était une vraie patinoire. J'étais cramponnée au volant, crispée, quand soudain à une intersection, hop ! l'arrière de l'auto est passé devant. Je me suis sentie partir en valse lente, incontrôlable, malgré ma bonne volonté. Là on a deux choix : ou bien on ferme les yeux, on lâche le volant et on crie Ahhhhh ! ou bien on se cramponne et on agit. Une de mes sœurs, qui est un as du volant, m'a dit un jour : quand tu dérapes, ne freine surtout pas, accélère doucement, contrebraque et garde les yeux fixés vers l'endroit où tu veux aller.

    Réflexion faite, ces propos s'appliquent tout-à-fait à notre vie de tous les jours. Il y a une « pluie verglaçante » qui tombe régulièrement sur notre route : elle s'appelle le coup de déprime. Il nous attrape à l'occasion d'une période de fatigue, de nos hormones qui nous bouleversent, ou après des contrariétés diverses. Nous y sommes particulièrement sensibles, nous les femmes. Tout va bien, on va de l'avant, ça « turbine », et puis voilà ! Le coup de déprime nous saisit, on se lève le matin déjà fatiguée, on se traîne, on a envie de mordre quand on nous dit bonjour. On écoute la météo, et on éclate en sanglot quand la présentatrice annonce un orage !..Bref, ce n'est pas la grande forme. Dans ces moments là, on n'a plus envie de prier, et on a l'impression que nos prières ne dépassent pas le plafond du premier. On fait la tête à tout le monde, même au Seigneur. Je crois que nous y sommes toutes passées.

     

    Dans ces cas là, il faut être vigilantes, et en attendant de passer l'orage, il y a quelques précautions à prendre.


    Tout d'abord, il y a une chose qu'il faut écrire en gros sur notre frigo ou sur un cahier bien en vue : «Dieu ne change pas». Ce n'est pas lui qui s'éloigne de nous, c'est nous qui n'allons pas bien. Il est le même, aujourd'hui, hier et éternellement. Les moments bénis que nous avons passés en sa présence sont encore valables et disponibles tout de suite si on le veut. Le Seigneur nous aime autant, il a toujours les mêmes projets pour nous, ses promesses sont toujours valables. Il faut bien être consciente que nous voyons dans ces cas là la réalité avec des lunettes déformantes où tout est grisâtre, et rien ne va. Mais ce n'est pas la réalité !


    Deuxièmement, il faut fuir comme la peste les grandes discussions de fond avec nos amis, notre patron, ou notre conjoint : nous risquerions de regretter nos paroles, de faire du mal et de donner une image de nous pitoyable.


    Troisièmement, il faut se refuser de prendre des décisions importantes si le moral n'y est pas. Ce n'est absolument pas le bon moment pour décider de déménager, de changer d'emploi, ou d'église.


    Quatrièmement, il ne faut pas épancher notre cœur auprès de plus faibles que nous dans la foi : le découragement est extrêmement contagieux, et les personnes jeunes dans la foi ne sont pas «vaccinées» contre les coups de déprime et les paroles négatives.


    En attendant que l'orage passe, il faut se montrer sage. Etre consciente de notre état va permettre d'en sortir plus vite, et de prendre les bonnes  mesures. Jérémie, dans un de ses profonds moments de déprime a dit des paroles pleines de bon sens et qui sont salutaires dans pareil cas : (Lam 3 :19-23) Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l'absinthe et au poison,  quand mon âme s'en souvient, elle est abattue au-dedans de moi.
       Voici ce que je veux repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de l'espérance: les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme.
      Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande!

     

    En un mot, si notre moral dérape, ne lâchons pas le volant en nous laissant entraîner dans des pensées négatives, mais gardons les yeux fixés dans la bonne direction : Dieu nous aime, il a des projets pour nos vies, et c'est lui qui a tout entre ses mains.

     

     

    Anne Bersot

    (Source : TopChrétien)

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    La dépression

     

    La dépression

     

     

    1ère partie : Histoire vécue

    « Autrefois, je gardais, fortement serrée dans mon poing…des cendres. Cendres d'une brûlure infligée à mon jeune corps de dix ans. Cendres que je n'avais pas demandées. Je gardais le poing serré en cachette, méprisant ces cendres, et pourtant je ne pouvais pas les laisser tomber. Doutant que cela en valait la peine. Gâchant tout ce que je touchais. J'ai essayé de m'en défaire, seulement les traces noires me rappelaient sans cesse que j'en étais incapable. Vraiment, j'en étais incapable. » Anne-Lise

    « Je ne sais pas ce qui m'arrive. Depuis deux mois, je n'ai plus d'énergie. Plus rien ne me réjouit. » Cette femme d'affaires d'habitude si sur d'elle me parlait d'une voix presque éteinte, en baissant les yeux. « Le matin, je me réveille dès quatre heures, remplie d'appréhension et d'inquiétude à la perspective de cette nouvelle journée. Je ne suis plus bonne à rien. Je n'ose même plus téléphoner à un client. Elle respira profondément. « Mais le pire dans tout cela, c'est que Dieu lui-même m'a abandonné. La Bible, qui autrefois m'apportait tant, ne me fait plus aucun effet. Chaque fois que je veux prier, je m'accuse moi-même. Je suis inondée de doutes. Dieu ne peut certainement plus écouter un être comme moi. Je ne vois plus aucune issue. Y a-t-il de l'espoir pour moi ? »

    Madame Duval avait d'abord tenté de résoudre son problème tout seul. Pendant quelque temps, elle prit des vitamines et fit davantage de sport. Rien n'y fit. Son mari ne savait plus comment la réconforter lorsqu'elle se plaignait de ses difficultés. Ses proches lui remirent un livre qui traitait des moyens de sortir de la dépression. Elle s'efforça de prier davantage, confessa son apitoiement sur elle-même, et remercia Dieu pour ses épreuves. Mais les nuages ne disparurent pas. Même la prière de délivrance d'un pasteur renommée ne lui rendit pas la paix si ardemment désirée.

    Madame Duval découvrait tant de pêchés dans sa vie qu'elle n'attendait rien du médecin. Elle ne lui parla donc que des douleurs qu'elle ressentait dans la région du cœur et lui cacha ses dispositions intérieures.
    Le pasteur de l'église a laquelle appartenait la malade, après quelques entretiens avec elle, admit qu'il s'agissait sans doute d'une dépression grave.

    Le chemin de la guérison de Madame Duval fut jalonné d'obstacles. Des journées plein d'espoir étaient soudainement réduites à néant par de nouveaux passages sombres. Mais les épais nuages exercèrent une influence de plus en plus faible sur l'humeur de la malade.

    Selon Samuel Pfeifer, « les chrétiens semblent avoir plus de mal à comprendre ce qui leur arrive et à prendre les mesures qui s'imposent. Ils souffrent de ce que leur foi en Dieu, qui d'habitude illumine leur vie et l'oriente, se révèle alors incapable de leur épargner ce passage dans la sombre vallée.
    Ils voudraient bien comprendre leur maladie à la lumière de la Bible. On ne leur facilite pas cette découverte, car dans leur état, ils ne cadrent pas avec l'image de chrétiens triomphants. Comment comprendre des êtres qui n'expérimentent pas toujours la joie, la paix et l'espérance, ces vertus pourtant recommandées par l'Ecriture ? »

     



    2ème partie : Différentes dépressions

    Chaque dépression est particulière et doit être traitée en fonction des symptômes de la personne. Une généralisation ne peut donc pas être faite. Certaines dépressions peuvent être traitées par un accompagnement émotionnel et spirituel, d'autres par un médecin, et parfois par les deux.

    Normalement il n'y a pas un seul facteur déclenchant de la dépression, c'est un ensemble de faits.
    Il y a plusieurs formes de dépression : des dépressions légères, d'autres plus accentuées, liées à un dysfonctionnement passager, mais aussi des graves dépressions endogènes, qui prennent naissance à l'intérieur de l'organisme.

    Nous ne pouvons pas dans ce dossier énumérer tous les types, les effets, les causes, ni les réactions de la dépression.
    Nous pouvons donner un petit aperçu de ce qu'elle est et vous encourager pour comprendre les engagements et quelques étapes nécessaires pour vaincre la dépression.

    La notion de dépression s'est rapidement répandue dans notre société. Il est cependant important pour nous de distinguer la dépression de la déprime. Chacun, à un moment de sa vie peut se sentir déprimé, peu nombreux seront ceux qui passeront par une réelle dépression.

     


    3ème partie : Symptômes de la dépression

    La dépression est une perturbation (ou un trouble) de l'humeur ou de l'état émotionnel : tristesse tenace, lourdeur, obscurité, sentiments de vide…, toutes ces émotions en sont les caractéristiques.

    L'état émotionnel de la dépression est habituellement accompagné d'un sentiment d'impuissance, voire de pensées suicidaires. Le dépressif croit que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Ses pensées sont empreintes d'images négatives et pessimistes de lui-même, de son avenir et des circonstances qui l'entourent. Il est extrêmement important de se rendre compte que l'état émotionnel de la personne dépressive est le symptôme et non pas la cause. Soigner le symptôme peut se révéler utile, mais n'apporterait dans le meilleur des cas qu'un soulagement provisoire. Le but est de guérir la maladie, non pas seulement les conséquences.

      1. Quelques symptômes physiques

    • Peu d'énergie
    • Troubles du sommeil
    • Baisse du niveau d'activité
    • Manque de pulsion sexuelle
    • Maladie somatique
    • Perte de l'appétit

       2. Quelques symptômes mentaux et émotionnels 

    §  Tristesse  

    §   Désespoir

    §  Irritabilité, seuil de tolérance bas

    §  Isolement, repli sur soi

    §  Systèmes de pensées négatifs

    §  Pensées suicidaires


    La dépression est difficile à admettre. Un engagement personnel est nécessaire pour sortir de cet état, même si cela est difficile.
    Faire face à la réalité est donc une première étape à franchir pour en sortir.

     



    4ème partie : Les étapes proposées pour vaincre la dépression

    Selon Neil Anderson, « nous croyons que Dieu établit des rapports avec nous en tant que personnes entières (corps, âme et esprit), vivant dans un monde physique et spirituel. Il serait grave qu'un conseiller essaie d'aider une personne malade physiquement, sans mentionner le recours a des soins médicaux. D'un autre coté, qu'un médecin croie qu'un traitement soignera la personne toute entière, est tout aussi grave. Prendre une pilule pour guérir le corps est louable, mais prendre une pilule pour guérir l'âme est déplorable. Heureusement, la plupart des médecins savent que la médecine a ses limites et vice- versa. De façon générale, le corps médical reconnaît que la majorité de ses patients souffrent pour des raisons émotionnelles et spirituelles. »

        A. Un engagement réel de la personne est la clef de la guérison
    Ce n'est pas le conseiller qui va apporter la guérison, mais il permet un accompagnement sur le chemin de la guérison qui n'est réellement possible que si la personne dépressive accepte de faire les premiers pas.
    Nous croyons que Dieu peut guérir les cœurs brisés et qu'il est fondamental de pouvoir se confier en lui dans ce chemin vers la guérison. Il est nécessaire aussi de passer les examens médicaux adéquats pour vérifier les dysfonctionnements au niveau physique. Un travail de relation d'aide est nécessaire a effectuer en identifiant ce qui est faux au niveau de notre système de pensée et qui paralyse notre marche vers la guérison. Une autre étape est de développer des relations profondes avec notre entourage et de s'engager également à surmonter les différentes pertes de l'existence.

       

        C. Rechercher une relation intime avec Dieu

    La plus grande crise dont l'humanité ait jamais soufferte fut lorsqu' Adam et Eve perdirent leur relation avec Dieu. Ainsi la réponse ultime est de rétablir une relation intime avec Dieu, notre seul espoir.
    Les étapes pour être libre en Christ (trouver dans le livre de Neil Anderson, Notre Identité en Christ) sont destinées à vous aider à résoudre tout conflit qui pourrait exister entre vous et votre Père Céleste, en vous repentant et en lui faisant confiance. Ce procédé vous aide principalement à vous soumettre à Dieu et à résister au diable (Jc.4.7). Il élimine l'influence de ce dernier dans votre vie et vous rattache à Dieu d'une façon personnelle et puissante. Ainsi vous connaîtrez que la grâce de Dieu garde vos cœurs et vos pensées (Phil. 4.7), et que l'Esprit lui-même rend témoignage à votre esprit de ce que vous êtes enfant de Dieu (Ro.8.16).

        D. Croire que vous êtes aimés de Dieu
    « Voyez quel amour le Père nous a donnés, puisque nous sommes appelés enfant de Dieu !... » (I Jean 3 : 1-3)
    Savoir qui est Dieu et ce que nous sommes en Christ, constituent les deux principaux éléments de ce en quoi nous croyons, et nous permettent de vivre une vie victorieuse.

        E. Prendre soin de soi (Rom. 12 : 1-2 ; I Cor. 6.19-20)

          1.Passer un examen médical- Il y a plusieurs autres sortes de dépression biologique qui peuvent être diagnostiquées et ensuite traitées.

          2.Le système endocrinien – Un trouble dans le système endocrinien peut- être à l'origine de symptômes dépressifs. ( la thyroïde, le thymus, le pancréas…)

          3.Insuffisance du taux de glucose dans le sang.

          4.La glande pituitaire

          5.Fatigue surrénale - un stress prolongé peut entraîner une fatigue surrénale. Pour combattre ce type de dépression, le patient doit se reposer suffisamment, et compléter son alimentation avec les différentes vitamines B.

          6.Le système reproducteur féminin – Il est probable que la nature biologique des femmes puisse expliquer le fait que ces dernières font plus de dépression que les hommes.

        F.Renouveler son esprit (Ro. 12.2 ; Phil. 4.6-8)


        G.Réfléchir à ses habitudes et faire les changements nécessaires

    « Ce que vous avez appris, reçu et entendu, ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

    (Phil. 4.9)

        H.Etre ouvert à des relations enrichissantes (Heb. 10.24-25)
    Se couper de bonnes relations est un des principaux symptômes de la dépression. C'est également le numéro deux sur la liste des comportements destructeurs. Vous isoler avec vos pensées négatives ne pourra que vous faire toucher le fond plus rapidement.

    Toute personne ayant souffert, pendant un certain temps, de dépression liée au mode de vie, devra pardonner à plusieurs personnes, et se réconcilier avec d'autres.
    Nous souhaitons, qu'au travers des Etapes vers la liberté en Christ, vous ayez ressenti le besoin de pardonner aux autres. A propos du besoin de se faire pardonner, Jésus dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que la tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, laisse là ton offrande…et va d'abord te réconcilier avec ton frère,… » Si vous avez besoin de pardonner à quelqu'un, présentez-vous devant Dieu. Par contre, si vous avez offensé ou blessé quelqu'un, ne vous présentez pas devant Dieu ; allez plutôt voir cette personne et réconciliez-vous avec elle. Si vous n'adoptez aucune de ces deux attitudes, vous ne serez jamais en paix.

    Un autre point qu'aborde Neil Anderson sont les pertes dans nos vies (perte d'un travail, le départ pour les études de nos enfants etc...)

        I. S'engager à surmonter chaque perte (Phil. 3.7-8)

    • Identifier et comprendre les différentes pertes de l'existence.
    • Distinguer les pertes concrètes et les pertes abstraites.
    • Trier les différentes pertes : sont-elles réelles, imaginaires ou probables ?
    • Discerner la part de réalité dans les pertes imaginaires ou probables. Ex. J'ai peur d'avoir un accident de voiture, alors je ne conduis pas.
    • Faciliter la période d'affliction (laisser les émotions s'exprimer).
    • Affronter la réalité de la perte.
    • Développer une nouvelle perspective à l'égard de la perte.


    Ne perdons jamais de vue que la dépression est une maladie complexe et difficile et que le processus d'accompagnement est long et parsemé d'embûches. Il est important de laisser le temps pour le cheminement et de favoriser un engagement réel de la personne dans le processus de changement.

     


    5ème partie : Acceptation de notre histoire

    « Autrefois, je gardais, fortement serrées dans mon poing…des cendres. Cendres d'une brûlure infligée à mon jeune corps de dix ans. Cendres que je n'avais pas demandées. On m'en imposa la cicatrice. Durant dix-sept années, le feu s'est consumé sourdement. Je gardais le poing serré en cachette, méprisant ces cendres, et pourtant je ne pouvais pas les laisser tomber. Incertain que cela en valait la peine. Gâchant tout ce que je touchais, laissant, d'après moi, des traces noires partout. J'ai essayé de m'en défaire, seulement les traces noires me rappelaient sans cesse que j'en étais incapable. Vraiment, j'en étais incapable. Mais Dieu en était capable.

    Un soir, alors que j'étais en larmes et en proie à un profond désespoir, son Esprit Saint parla doucement à mon cœur, et murmura : « Je veux te donner de la splendeur à la place de tes cendres, une huile de joie à la place de ton deuil, et un vêtement de louange au lieu de ton esprit abattu. » Jamais on ne m'avait proposé pareil échange : de la splendeur ! De la splendeur contre mes cendres ? Ma mémoire souillée…contre une promesse de guérison ? Mes cauchemars contre Ses chantes dans la nuit ? Un cœur meurtri et un sentiment d'impuissance contre une paix éternelle ? »

    Comment pouvais-je être assez têtu pour refuser une telle offre ? C'est alors que, spontanément mais lentement, les yeux remplis de larmes, j'ai desserre le poing pour laisser tomber les cendres. En silence, j'ai entendu le vent les disperser, loin de moi…et ce à jamais. A présent, je suis capable de placer doucement mes mains autour du poing d'une autre âme blessée, et de lui dire plein d'assurance : ‘Laisse-les tomber. Il existe une splendeur au-delà de ce que tu peux imaginer. Va de l'avant, fait Lui confiance. Sa splendeur contre tes cendres.' »
                                                


     

    Dossier proposé par Famille je T'aime : www.famillejetaime.com 


    Références
     :

    • Libéré de la dépression, Texte de séminaire (Eds FJA Dr. Neil T. Anderson)
    • Entourer les faibles (Samuel Pfeifer)
    • S'engager à se libérer de la dépression  (Neil Anderson & H. Baumchen)

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

     

    Le suicide

     

    Le suicide

     

    Ici au Québec, selon les statistiques, nous avons le plus haut taux de suicide. Mais nous sommes aussi l'endroit avec un des plus bas taux de croyant né de nouveau. Quel contraste !

     

    Mon beau-frère s'est suicidé à l'automne 2008, et avant cela le suicide m'interpellait beaucoup moins que maintenant... Alors, afin de vous aider, j'ai trouvé ce texte sur internet:

     

    Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si je mets une charge sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute une autre charge... quelle que soit votre volonté de rester debout. C'est pourquoi, il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!"

     

    N'acceptez pas que quelqu'un vous dise: "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur  devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur. Mais dans cela il ne faut pas oublier Christ, sa parole mentionne :

     

    Matthieu 4 : 16   Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l'ombre de la mort La lumière s'est levée. 

     

    Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.

     

    Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses :

     

    (1) Trouver un moyen pour réduire la douleur,

     

    ou

     

    (2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face.

     

    Ou les deux à la fois.

     

     

    Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.

     

    1 La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir.

     

     

    2 La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous : "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capable 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous.

     

     

    3 La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort.

     

     

    4 La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.
    Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, votre église), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.

     


    5 La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.

     

    Psaumes 139 : 1-24  1 Au chef des chantres. De David. Psaume. Eternel ! tu me sondes et tu me connais, 2 Tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, Tu pénètres de loin ma pensée; 3 Tu sais quand je marche et quand je me couche, Et tu pénètres toutes mes voies. 4 Car la parole n'est pas sur ma langue, Que déjà, ô Eternel ! tu la connais entièrement. 5 Tu m'entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi. 6 Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, Elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. 7 Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face ? 8 Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. 9 Si je prends les ailes de l'aurore, Et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, 10 Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. 11 Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi; 12 Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière. 13 C'est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère. 14 Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. 15 Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. 16 Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, Avant qu'aucun d'eux existât. 17 Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand ! 18 Si je les compte, elles sont plus nombreuses que les grains de sable. Je m'éveille, et je suis encore avec toi. 19 O Dieu, puisses-tu faire mourir le méchant ! Hommes de sang, éloignez-vous de moi ! 20 Ils parlent de toi d'une manière criminelle, Ils prennent ton nom pour mentir, eux, tes ennemis ! 21 Eternel, n'aurais-je pas de la haine pour ceux qui te haïssent, Du dégoût pour ceux qui s'élèvent contre toi ? 22 Je les hais d'une parfaite haine; Ils sont pour moi des ennemis. 23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! 24 Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l'éternité !

     

    Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux.

     

    Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.

     

    Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un à qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choisirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.

     

    Et maintenant, j'aimerais que vous appeliez quelqu'un.

    Hébreux 10 : 24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres.

     

    Rester attaché à la parole de Dieu, continuer à la prier, écouter des messages, etc...

     

    Il ne faut surtout pas négliger cela, par exemple à l'église dont je suis membre, Nouvelle-Vie, il y a toujours un Pasteur de garde, afin de bien répondre à nos questions, de nous apporter l'aide nécessaire... Trouvez quelqu'un avec qui échanger, restez connecter, avec lui et Dieu !

     

    Ne lâche pas, la vie est belle et vaut la peine d'être vécue, malgré nos épreuves !

     

    Je vous invite à écouter le message audio ''La réponse de Dieu au suicide'' du Pasteur Claude Houde sur www.enseignemoi.com

     

     

    Ronald Peloquin
    (Source : enseignemoi.com)

     

     

     * * *

     

     

    "Regarde, j'ai mis devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur...

    J'ai mis devant toi, la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction.

    Choisis la vie afin que tu vives." 

    (Deutéronome 30;15-19).

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    Faire face aux blessures de la vie

     

    Faire face aux blessures de la vie

     

     

    Luc 4 :17-18 "L’Esprit du Seigneur est sur moi parce Il m’a oint pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé." 

     

     

    Le cœur brisé est à ne pas confondre avec l’esprit brisé de la repentance, qui est la conviction de péché dont Paul traire dans 2 Corinthiens 7:10

    C’est une blessure du passé, un vécu qui a marqué profondément votre être, au point d’y penser tous les jours, comme si ça venait de se passer. Elle eut mettre en cause soit un parent, un proche, un enseignant, un camarade de classe. Et cela a causé une vive douleur émotionnelle, que vous avez étouffée jusqu’ici. Vous n’avez jamais pu en parler pour libérer cette émotion, cette colère.

    Et c’est comme un boulet qui gêne votre épanouissement et vous empêche de vivre pleinement.

    Or Dieu veut votre épanouissement, c’est ce qu’il a exprimé dans Jean 10 :10 « je suis venu pour que mes brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance»

     

     

     

    I. 5 types de blessures 

     

    Ces types de blessures ont donné un acrostiche : TRAHI (Trahison, Rejet, Abandon, Humiliation, Injustice)

    • 1-Trahison 

    Quand celui qui est censé vous aimer, vous protéger et veiller sur vous, devient une sorte de prédateur, qui sera la cause d’abus et en plus vous fait un chantage pour que vous gardiez le silence. La trahison peut prendre d’autres formes ; dans le couple par exemple. Le résultat en est un défaut de confiance. Une difficulté de faire confiance, surtout à une personne du même sexe que votre agresseur ou dans la même position (votre conjoint, une figure d’autorité…).

    • 2-Rejet 

    Cela peut être un ressenti. Dans une fratrie, ressentir qu’il y a un(e) autre qui a la préférence des parents. Même si ce n’est pas le cas, le ressenti cause tout de même une blessure. L’enfant qui n’était pas désiré peut vivre ce sentiment de rejet, si les parents n’assument pas sa venue. Et alors dans la vie, la moindre remarque, la moindre critique même positive, sera perçue comme un nouveau rejet. Et cette blessure sera ravivée, causant encore d’autres freins à l’épanouissement : L’échec est insupportable ; un examen loupé, un emploi ou un poste refusé vont être mal vécus.

    • 3-L’Abandon 

    Là aussi ça peut être un ressenti. Causé par exemple par la perte précoce d’un des parents. Ou le fait d’avoir été confié souvent à quelqu’un d’autre : la nounou, les grands parents… Cela donne des personnes exigeantes en amour et en amitié et de nature possessive : peur de plus être aimé, d’être à nouveau abandonné, besoin constant d’être rassuré(e). Cela va se traduire dans le couple par une peur permanente de la rupture…

    • 4-L’humiliation 

    « Tu n’es qu’un(e) bon(ne) à rien, tu n’arriveras jamais à rien… » et autres paroles et attitudes blessantes ; les mauvais traitements, les surnoms peu flatteurs, les tâches dégradantes… Rien de tel pour rabaisser quelqu’un à ses propres yeux, et briser son image et son estime de soi. Résultat pas ou peu de confiance en soi, sentiment d’être un looser-né et que réussir être heureux et aimé de quelqu’un c’est pour les autres, mais pas pour soi. Des êtres malheureux dans la vie.

    • 5-L’Injustice 

    Le souffre-douleur de tous, à la maison à l’école. Le coupable désigné. C’est le cas de Joseph à 2 reprises, il n’a rien fait, il se fait mal voir et maltraiter par ses frères, alors qu’il vient voir s’ils vont bien. Ensuite Potiphar, qu’il a servi avec loyauté et fidélité n’a pas trop cherché la vérité afin d’établir son innocence, l’envoie en prison sous les seules accusations de sa femme.

    Ce sont toutes ces blessures dont parle Jésus et il te déclare : « je suis venu guérir ton cœur brisé ».

     

     

    Faire face aux blessures de la vie

     

     

    II. Guérir pour vivre selon le potentiel de Dieu

    L’oiseau qui est blessé peut continuer à voler, mais il n’atteindra plus les hauteurs prévues pour un oiseau de son espèce, à moins d’être soigné et rétabli.

    Or Dieu dit « J’augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance ! » Esaïe 40 :29

    Il a ainsi tout prévu pour que tu retrouves le potentiel pour lequel tu as été créé(e).

     

     Faire face à ma blessure 
    Ce n’est pas votre blessure, ni votre passé qui commandent, c’est Dieu ! Il veut que vous releviez la tête, c’est vous qui décidez et il vous donne les ressources pour réussir parce que
    « Sa divine puissance vous a donné tout ce qui contribue à la vie… » 2 Pierre 1 :3

    Jusqu’ici vous avez tout enfoui, vous ne vouliez plus rien savoir du passé. Et c’est normal d’avoir élaboré une stratégie pour survivre au quotidien! Mais Dieu dit qu’aujourd’hui le temps est venu pour que vous viviez et non plus que vous surviviez.

    Alors ne fuyez plus ! Regardez votre passé et votre blessure en face, n’en ayez plus peur, vous n’êtes plus seul pour les affronter ! Prenez la décision de vous occuper de tout ça, vous avez reçu une puissance pour libérer la vie, en recevant Jésus.
    « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eaux vives couleront de lui… » Jean 7 :38

    Quoi que vous aviez entendu par le passé la Bible déclare que vous êtes plus que vainqueur grâce à Celui qui vous aime. Romains 8 :37 Dieu vous voit donc victorieux de tout cela.

    Vous pouvez donc proclamer tout de suite : « Je vais m’en sortir car Jésus est à mes côtés et il et puissant ! » Vous venez de commencer à changer votre regard sur vous-même.

     

    • Libérer mes émotions 

    Il y a aussi des sentiments qu’on garde en soi à vis-à-vis de celui qui vous a infligé cette blessure : sentiment de colère, on a envie que justice soit faite. Surtout si personne n’a jamais voulu vous écouter, vous croire ou vous reconnaître en tant que victime.

    Ces émotions liées à cette blessure ont besoin d’être exprimées. Cette colère a besoin d’être extériorisée, verbalisée, c’est important sur le plan physiologique. Car une émotion comporte 3 stades :
    -la charge (qui a lieu tout au long de l’évènement qui crée l’émotion)
    -ensuite après cette charge il y une tension comme un arc.
    -puis la décharge: si cette émotion c’est de la joie, alors on saute on crie sa joie ; si c’est de la colère on crie, on casse des objets, voire même on tape sur le coupable s’il est en face, on pleure.

    Mais souvent sous le choc, dans la surprise de cet évènement inattendu, on ne prend pas de suite l’ampleur de ce qui vient de se passer. Après la prise de conscience la colère et la révolte vont monter petit à petit avec le temps. Donc bien après que coupable soit parti. La colère est donc contenue, refoulée à cause de ce décalage dans le temps.

    Et cette émotion de colère non exprimée est nocive, et vous fait mal à l’intérieur. Il faut donc une opération de déchargement de cette colère.
    Commencez à prier et à en parler à Dieu dès maintenant pour qu’il vous aide, jusqu’à ce que vous soyez totalement libéré. Acceptez de lâcher prise et de laisser Jésus le juste juge, régler ça avec le coupable.
    Attention, il ne s’agit pas du tout ici de dissimuler des faits répréhensibles par la loi, d’autant qu’il peut y avoir risque de récidive de la part du responsable des actes. Nous parlons plutôt ici d’un lâcher prise intérieur pour votre propre libération ; c’est-à-dire la décision de cesser de dépendre d’un règlement humain de votre passé douloureux, en laissant Jésus guérir votre
    « cœur brisé ».

    • Me laisser guérir 

    Joseph pouvait déclarer ces paroles :
    Genèse 49 « Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et la maison de mon père ».
    Joseph nous fait comprendre qu’il n’a pas réalisé cela tout seul, il a fallu l’action puissante et restauratrice de Dieu. Mais il a aussi ouvert son cœur pour cela, accepté que Dieu appose son pansement, car c’est lui qui guérit.
    Permettez à Dieu de passer son baume réparateur sur vous. Remettez-lui toute colère, toute vengeance, toute haine éventuelle.

    Ne vous accrochez pas à une hypothétique rencontre sensée vous permettre d’obtenir des réparations ou une reconnaissance de ce que vous avez subi. Non seulement vous prenez le risque d’une nouvelle déception qui entraînerait une nouvelle frustration, mais faire reposer votre guérison et un nouveau départ sur cette démarche parait assez improbable.

    Avec la promesse de guérison que Dieu vous a faite, votre restauration ne fait aucun doute.

     

     

     

    III. Oser croire à un nouveau départ

     

    Transformer mon passé en moteur de vie
    Quand quelqu’un a été blessé, trahi, rejeté ou humilié, cela donne souvent un écorché vif, un cœur dur, des relations difficiles avec les autres, car la blessure est toujours là et donc la souffrance et la colère aussi. Le sujet peut aller jusqu’à reproduire auprès des autres les mêmes schémas de ce qu’il a vécu, parce qu’il n’est pas guérit.

    Voici par contre ce dit encore Joseph :
    Genèse 41 :52 « Il donna à son second fils le nom d’Ephraïm en disant : Dieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction ».
    « Fécond » signifie plein de fruits, productif. Tout le contraire de « stérile, bloqué, éteint, limité, looser ». Comment cela est possible pour un homme qui a subi injustices sur trahisons ? C’est encore Dieu qui est le merveilleux artisan de ce qu’on doit appeler un miracle.

    L’Egypte qui devrait normalement être pour lui synonyme de souffrance, de vie gâchée, de trahison, bref l’endroit à fuir à tout prix, Joseph en a fait le lieu de son triomphe sur son passé. Il nous dit en quelque sorte : j’ai été affligé ici, mais mon enfant ne s’appellera pas
    « affliction », j’ai été trahi, humilié rejeté mais mon enfant ne s’appellera ni trahison, ni humiliation, ni rejet, je l’appelle Ephraïm.
    Autrement dit « je coupe court avec le passé, je me tourne vers la vie, afin de communiquer à mes enfants non pas ma colère et mon amertume mais tout le potentiel de vie dont ils ont besoin. » Et pour ça il fallait qu’il soit guérit.

    Et vous que voulez-vous communiquer ? Choisissez de ne pas hypothéquer votre avenir avec votre passé ! Devenez un Joseph : permettez à Dieu de solder votre passé pour mordre désormais à pleine dents dans la nouvelle vie épanouie qu’il met devant vous.

     

    • Redéfinir mon passé avec de nouveaux mots
    Renommer son passé est possible ! En parler non plus comme une vilaine tâche que l’on porte toute sa vie, comme si on était marqué au fer rouge. Une évocation négative, un trou noir qui vous fait baisser les yeux et rougir de honte. Non !

    Bien sûr, les actes commis restent répréhensibles, mais l’expérience vécue peut être redéfiinie. Ecoutez cette autre parole de Joseph :
    Genèse 45 :8 « Ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici c’est Dieu… »
    Genèse 45:5«car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous»
    Genèse 50 :20 « Vous aviez médité de me faire du mal, Dieu l’a changé en bien pour sauver la vie à un peuple nombreux »

    On s’aperçoit ici que Joseph ne parle plus de son passé comme d’un handicap, une tare, une erreur de parcours ; Wahou ! Joseph ne se voit plus comme un homme blessé à plaindre, mais celui qui est appelé à faire du bien, pas seulement aux siens, mais à un « peuple nombreux ». Car s’il n’avait pas été gouverneur de l’Egypte à ce moment-là, des milliers de gens seraient mortes de la famine.
    Vous rendez-vous compte de cet énorme revirement ? Dieu n’est jamais pris de court, mis en échec, ou à court de solutions. Il a tout prévu pour faire de ce que vous avez vécu un formidable moyen d’épanouissement, mieux encore « grâce » à vous beaucoup trouveront la voie pour une guérison de leur blessure et pour une vie retrouvée.

    Voulez-vous qu’avec votre guérison Dieu vous fasse renommer votre passé ? Votre souffrance peut être transformée en baume apaisant, et votre blessure en instrument de guérison. Seuls des gens guéris, peuvent conduire d’autres à la guérison. Bienvenu(e) dans la nouvelle définition divine de votre vie ! Une nouvelle aventure commence.

     

     

     

    Dany Vaubien

    (Source : http://7promesses.wordpress.com)

     

     

    Faire face aux blessures de la vie

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    Les pertes

     

    Les pertes

     

     

    1. Le deuil est un processus psychologique suite à une perte

    Lorsqu'on entend le mot deuil, le plus souvent nous le rattachons au décès d'un être cher. Mais le deuil étant enclenché par une perte, notre vie est jalonnée de deuils, plus ou moins importants.
    La vie commence par des pertes: perte de l'état intra-utérin, sevrage du sein maternel…et Mélanie Klein affirme que " la façon de surmonter les deuils de la vie dépend de la façon dont les premiers deuils de l'enfance ont été passés ".
    Il y a multiplicité de pertes et chacune peut faire très mal. Nous n'avons pas à juger de l'importance de la perte pour autrui.

    Voilà quelques exemples de pertes:


    - perte d'un objet auquel nous sommes attachés (cela peut être le perte du doudou pour le petit enfant!)
    - perte du pays d'origine, de ses repères…dans le cas d'un exil.
    - perte de la vie de famille lorsque les enfants quittent la maison
    - perte de ses capacités physiques suite à un accident,
    - passage d'une phase de la vie à une autre (fin de l'enfance, de l'adolescence, ménopause…)
    - perte de son intégrité, de son identité dans le cas d'un abus sexuel.
    - perte d'un enfant lors d'une fausse couche ou d'un avortement. Pour qu'il y ait deuil il faut que la réalité de la perte soit reconnue, ce qui n'est souvent pas le cas dans ces situations.
    - perte d'un projet de vie (lors d'un divorce, d'un chômage…)

    Cela m'amène à souligner qu'il y a des pertes secondaires rattachées aux pertes primaires et il est important d'explorer ces pertes secondaires.
    Exemples: Dans le cas de la perte du conjoint, décès ou divorce, il y a des pertes financières, perte de compagnie, perte de relations sexuelles, perte d'aide, de soutien, perte d'amis parfois. Dans le cas de la perte de travail, il peut y avoir une perte d'estime de soi. La perte d'une habitation est aussi perte de lieux qui apportent une sécurité, évoque des souvenirs heureux, des occasions de retrouvailles.

    Le deuil est un processus conscient par lequel nous nous détachons des personnes, des désirs, des biens que nous ne pouvons plus posséder.
    Le deuil se fait aussi par rapport à ce qui nous manque : par exemple si j'ai manqué d'amour dans mon enfance, si je n'ai pas eu de père, si je n'ai pas eu l'occasion de faire des études, si je n'ai pas pu avoir d'enfant …j'aurais aussi à faire un deuil.

    2. Processus de deuil


    Dans le processus de deuil, il y a 3 composantes importantes: le temps, la parole, les émotions.
    - Temps est une condition nécessaire mais non suffisante. La notion de durée normale n'a pas de sens. C'est un processus qui est plus ou moins long suivant les personnes et les circonstances. Le deuil devient pathologique quand une personne est coincée dans l'une des phases (le déni par exemple). Le processus de deuil peut parfois se réenclencher des années plus tard.
    - Parole: ce n'est pas possible de faire un deuil sans l'exprimer par la parole.
    La parole répétitive est importante, indispensable même dans le processus de deuil. Face à la durée les proches peuvent se lasser. La personne a besoin de parler et de reparler de la perte, plus ou moins selon l'importance de la perte.
    - Émotions: ne pas les exprimer peut provoquer un deuil pathologique. Lorsque nous accompagnons des personnes dans le deuil nous avons à leur affirmer le droit d'exprimer leurs émotions, les accueillir les écouter. Parfois les aider à ne pas se sentir coupables de pleurer ou d'éprouver de la colère.

    3. Etapes

    Il est important d'être conscient que la personne passe par différentes étapes et qu'il nécessaire de les respecter. Et il arrive qu'elle fasse parfois des 'allers/retours' entre ces différentes phases.

    - choc
    L'état de choc est un changement d'état de conscience de l'évènement. Affronter la réalité est trop intense : le choc est un sas pendant lequel la personne se coupe de la réalité. Ce n'est pas pathologique. Il peut durer quelques minutes, quelques heures, peut aller jusqu'à 2 ou 3 jours. C'est un mécanisme de protection, cela se manifeste par le fait par exemple qu'une personne ne pleure pas, elle réagit comme un automate, elle peut rester prostrée, elle est comme anesthésiée.
    Dans cette période cela ne sert à rien d'intervenir, il faut être là, à côté de la personne et rester disponible.

    - déni
    La personne nie la réalité, refuse de croire l'évènement. C'est l'expression de tout en nous qui résiste à la réalité : phrase qu'on entend 'c'est pas vrai'. C'est un mécanisme de protection. Dans le cas de décès il est important de voir la personne décédée : il est très difficile de faire le deuil d'une personne disparue car une partie de nous espère toujours le retour de la personne.
    Dans ces phases les émotions sont bloquées, refoulées.

    - confrontation à l'absence
    Puis vient la première confrontation à l'absence C'est là que commence le deuil: vient alors la décharge émotionnelle. Ce flot d'émotions a besoin de s'exprimer sinon c'est le corps qui va parler (survenue de maladies somatiques). Les émotions que l'on cache ou que l'on nie sont des émotions qui ne guérissent pas, mais qui vont se tordre, se déformer pour nous enserrer dans un étau.
    Le chagrin est un phénomène normal naturel et obligatoire pour remettre en ordre une vie brisée par une perte.

    4. les émotions

    - colère
    Elle a une place importante dans le deuil. L'objet de la colère peut être un chauffard, un médecin, Dieu ou l'être disparu lui-même (je t'en veux de m'avoir abandonné) ou encore la colère contre soi-même (on peut se faire de reproches "si j'avais été là","j'aurais dû", etc…)
    Il est souvent difficile d'exprimer cette colère mais se donner ou donner à autrui la " permission " de la ressentir et de la dire est une aide précieuse.

    - tristesse
    La tristesse est acceptée mais dans une certaine mesure quand même, à condition que cela ne dure pas trop et ne soit pas trop intense ! Car elle peut déranger. Pourtant pleurer délivre de la tension intérieure et cela participe à la guérison.
    Toutefois certaines personnes peuvent contenir leurs larmes mais attention la personne est quand même fragilisée.
    Les émotions peuvent aussi survenir de façon inattendue, liées à une rencontre, une musique, une odeur…et tout à coup la personne se met à pleurer et l'entourage n'en comprend pas toujours la raison.

    - culpabilité
    il y a peut y avoir de la culpabilité
    - si nous avons secrètement désiré la mort de l'autre
    - on peut se culpabiliser de ne pas avoir été là à temps, de ne pas avoir réagi, de ne pas avoir su entendre la détresse dans le cas d'un suicide par exemple
    - l'enfant qui perd un de ses parents parfois croit que c'est de sa faute
    - cela peut être la culpabilité d'être survivant
    - certaines personnes pensent que c'est une punition de Dieu qu'elles sont coupables de gros péchés

    - peur
    - peur de faire face à l'avenir (ex financièrement dans le cas de la perte d'un conjoint)
    - peur de ne pas s'adapter à une nouvelle situation, (ex dans la cas d'un déménagement, d'un changement de travail)
    - peur de perdre à nouveau (ex dans la cas d'une perte intra-utérine peur d'être enceinte), peur de souffrir
    La peur peut empêcher la personne de créer un nouvel attachement (pour ne pas souffrir mieux vaut ne pas s'attacher)

    - dépression et solitude
    L'être confronté à sa douleur pense que personne n'en a jamais ressenti de semblable et que personne ne peut vraiment comprendre, d'où un sentiment de solitude.
    Et donc le risque de s'isoler et de se couper du monde extérieur est grand. Les symptômes comme les insomnies, perte d'appétit, d'intérêt, de plaisir ne sont pas à prendre à la légère. Parfois il est nécessaire de consulter.
    Le problème est que la personne souffre quand elle est seule et souffre quand elle est en relation parce qu'il lui est difficile de se positionner par rapport aux autres. Où qu'elle soit la douleur est là.
    Un temps est nécessaire où la personne doit se retrouver avec elle-même.

    5. L'acceptation


    L'acceptation c'est dire à nouveau "oui" à la vie.
    La personne commence à accepter la nouvelle réalité et à reprendre goût à la vie
    Elle se réinvestit dans un nouvel attachement, fait des projets, s'ouvre vers l'extérieur.
    Parfois il y a des pardons à donner, peut-être à se donner.
    S'il s'agit du deuil d'une personne : la personne décédée est acceptée comme définitivement absente, fait partie des souvenirs et n'empêche plus la personne de vivre.

    Le réinvestissement de soi-même et l'ouverture vers les autres est alors possible.
    La personne passe à un nouvel attachement: cela peut être un ré-attachement à Dieu, un recentrage sur Dieu. Si la personne est coincée à une étape elle n'arrive pas à renouer un lien, à s'attacher à nouveau.
    La zone traumatisée peut rester fragile et refaire mal quand les circonstances extérieures sont là pour la stimuler. La douleur peut parfois revenir mais elle est tolérable, elle n'a plus un effet dévastateur.

    Cette phase d'acceptation est une phase de croissance pour la personne

    6. Importance du deuil

    Nous faisons tous l'expérience de pertes dans la vie.
    Il est important d'être conscient qu'il est normal de passer par le deuil, normal d'éprouver toutes sortes de sentiments (de la tristesse, de la colère, de la peur, de la jalousie, du mépris, de la haine). Et il est bon de pouvoir les exprimer.
    On ne peut pas faire l'économie du processus de deuil: il est incontournable, garant de la guérison. C'est un processus de cicatrisation des blessures du cœur. Mais il demande qu'on accepte de faire face aux émotions qui émergent.
    Si nous ne passons pas par le deuil nous restons agrippées à ces liens affectifs, nous ne pourrons pas aller de l'avant, nous serons comme paralysées.
    Un deuil non exprimé, non résolu aboutit à la dépression. Mais il existe un chagrin qui débouche sur un coeur joyeux.
    Le chagrin peut transformer un coeur. " Heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés " (Mattieu 5:4). Le chagrin ouvre le coeur pour y laisser entrer un amour nouveau.
    L'épreuve a changé quelque chose; quelqu'un a dit " la douleur ne laisse jamais l'homme au même point : elle l'aigrit ou le purifie ".

    Le deuil est un processus par lequel nous nous détachons de ce que nous avons perdu. L'attachement aux choses du passé nous empêche de nous attacher aux choses nouvelles que Dieu a en réserve pour nous. La femme de Loth était fortement attachée aux choses du passé tellement qu'elle n'a pas su faire le deuil de ce qu'elle laissait pour se porter en avant, elle a regardé en arrière en soupirant après sa vie passée dans cette ville et elle devint une statut de sel (Genèse 19:26)
    Jésus fait allusion à cette femme quand il parle de perdre sa vie: " Souvenez-vous de la femme de Loth. Celui qui cherchera à préserver sa vie la perdra et celui qui la perdra la retrouvera " (Luc 17:32-33)
    On peut comprendre que si nous ne voulons pas faire le deuil de nos pertes, autrement dit si nous ne les relâchons pas, nous risquons de perdre notre vie.
    Le lâcher prise nous permet d'accueillir le présent. Faire le deuil du passé nous ouvre la voie à une vie nouvelle. Il n'est jamais trop tard pour faire ce travail.

    Il n'est pas facile d'accepter certaines pertes. Face aux pertes de notre vie nous pouvons nous poser beaucoup de " pourquoi " ?
    Demandons à Dieu l'humilité pour reconnaître qu'il est souverain et que nous ne pouvons pas tout comprendre. On ne peut expliquer les mystères de la vie et de la mort.
    Demandons lui la foi pour continuer à croire qu'il est amour dans toutes ces circonstances et que pour ceux qui l'aiment " Tout concourt à leur bien " Romains 8;28.
    Demandons à Dieu la grâce de garder confiance en sa justice et son amour par delà les malheurs de notre vie.

    Nous pouvons vivre la détresse, le chagrin, mais dans la paix que le Seigneur donne, la paix qui surpasse toute intelligence et surpasse nos incompréhensions, et avec la certitude qu'il est là, près de nous.

     

    en partenariat avec www.famillejetaime.com
    Evelyne Frère Datcharry

    (Source : TopChrétien)

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    Dépression : attention danger !

     

    Dépression : attention danger !

     

    "Je suis courbé, abattu au dernier point ; tout le jour je marche dans la tristesse." Psaumes 38.6


    La dépression ! 6 à 12% des hommes et 12 à 20% des femmes connaîtront une dépression plus ou moins grave une fois dans leur vie. 2% des enfants peuvent connaître une dépression.

    Quelle grâce de savoir qu'il y a une solution à ma dépression.


    Pour se défendre, celui qui souffre de dépression va s'enfermer dans le mutisme. Il va chercher à se couper de la vie sociale. Dépassé, submergé, il préfère se replier sur lui-même. Quelqu'un qui souffre, qui erre dans ses tourments, qui pleure, a besoin d'être aimé, d'être accueilli.

    L'un des remèdes pour vaincre cet état dépressif est de se réfugier dans le livre des Psaumes. Il n'y a pas meilleur endroit dans la Bible pour trouver des réponses. Celui qui déprime ne s'y sent pas jugé ni condamné ; au contraire, il se sent compris et relève la tête. Il peut alors apercevoir et saisir une main tendue, celle de Dieu.

    Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous, il vous accueillera. "Pourquoi t'abats-tu mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; il est mon salut et mon Dieu" (Psaumes 42.5).

    Voilà la bonne attitude ! Faire abstraction de sa souffrance en louant celui qui est capable de vous remplir de sa présence, car la guérison se trouve dans la présence de Dieu, au milieu des louanges.

    Même si au début, vous ne ressentez pas de changement, continuez ! Votre guérison viendra de la Parole de Dieu et de votre communion intime avec le Maître.

    Une prière pour aujourd'hui :
    Seigneur, merci pour cette pensée profonde. Quelle grâce de savoir qu'il y a une solution à ma dépression. Je te loue de ce que je suis une créature merveilleuse que tu aimes et que tu as choisi de bénir. Merci de m'accueillir avec tant d'amour dans ta présence. Amen.

     

     

    Franck Alexandre
    (Source : TopChrétien)

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    L'abus sexuel : parlons-en (Partie 1 et 2)

     

    Abus sexuel: Parlons-en!

     

    Top Féminin aborde ce mois-ci un sujet délicat et douloureux : les blessures de l'abus sexuel. De nombreuses femmes en ont été victimes à un moment de leur vie, et les autorités sanitaires mondiales avancent le chiffre effarant d'une femme sur trois qui a été, est ou sera abusée sexuellement au cours de sa vie, dont plus d'une sur deux au cours de son enfance* ! Ces abus sont sources de blessures très profondes et marquent une vie.  Alors comment se relever de ces blessures? Est-ce incurable? Comment trouver en Dieu le secours, la guérison et le pardon?  

    Nous vous proposons un premier article de Shélomie Monte, qui expose avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse les blessures de ces abus, et le secours en Dieu. Nous vous proposons ensuite de lire deux témoignages de femmes qui ont été abusées, et qui, par la grâce et le secours de Dieu, font face avec courage. Toute l'équipe de Top Féminin prie pour que ce sujet vous touche, vous sensibilise, et aide concrètement celles d'entre nous qui en ont été victimes, à trouver la paix et la guérison en Jésus Christ. 

    Anne Bersot, responsable de Top Féminin 

     

     

    SE RELEVER DES BLESSURES DE L'ABUS SEXUEL 

    Par Shélomie Monte

     

    C'est avec délicatesse que le sujet de ce mois-ci doit être abordé.
    Je prie afin que personne ne soit choqué ou blessé de quelque manière que ce soit.

    L'abus sexuel touche l'être profond, il touche l'intimité. Il concerne de nombreuses femmes. Nos milieux chrétiens ne sont pas épargnés.

    Bien souvent, on se rend compte que l'on n'est pas libre d'en parler. Le sujet est tabou. On tente de vivre sa vie chrétienne de son mieux, essayant de rejeter ces souvenirs dans le gouffre de l'oubli. On se persuade que tout cela est bien loin. Il faut être forte….
    A bout de forces, on arrive à en dire quelques mots au pasteur, à l'amie, à la famille. Souvent ils prient, laissent quelques versets "clé", espérant que tout s'arrangera avec la Grâce de Dieu. Ils font de leurs mieux, mais ils sont si démunis !
    Ce qu'ils font est bien ! Mais une victime d'abus sexuel a besoin de soins particuliers. Ces soins prendront du temps, ils demanderont patience et persévérance. Sans cela, il reste la frustration de ne pas avoir été comprise. La victime est à nouveau seule, face à sa souffrance.

    Je ne dénigre en rien ce que Dieu peut et veut faire pour toutes ces personnes blessées, meurtries, dont le cœur a été brisé en mille morceaux. Bien au contraire ! Mais que diriez-vous si, en arrivant dans le cabinet de votre docteur, sans même vous laisser le temps de parler, il vous prescrit un anti-dépresseur, un antibiotique, une crème pour l'eczéma et pour couronner le tout, un somnifère !!! Non !
    Un médecin ne prescrit pas les mêmes médicaments à tous les patients ! D'abord il questionne, écoute, ausculte. L'examen peut s'avérer douloureux au moment où il appuie là où ça fait mal…Ensuite seulement il fera son diagnostique et prescrira le traitement qui convient.

    Il en est de même pour la victime d'abus. Elle a besoin de temps, d'attention et de beaucoup de délicatesse. Nous devons apprendre à repérer les signaux de détresse, entendre les cris silencieux, décoder le langage du cœur brisé !

    L'abus sexuel est un véritable fléau. Il empêche de nombreuses femmes de s'épanouir, de trouver leur vraie identité, de retrouver leur réelle valeur, de s'aimer et de se voir telles que Dieu les voit !!! Belles, pures, et précieuses.

    Maintenue dans une prison intérieure par l'ennemi de notre âme, la victime demeure dans le silence, écrasée sous une fausse culpabilité, le mépris d'elle-même, la haine, l'angoisse, la dépression. Une flamme qui s'éteint, tout doucement… Sans faire de bruit.
    Satan veut nous amener à douter de Dieu, de son Amour. Dieu nous aime, il nous chérit et veut nous libérer du poids du passé.

    Brisons donc les tabous, sortons du silence ! 

    Ma prière :
    Qu'au travers de ces quelques lignes Dieu puisse vous atteindre. Qu'il puisse vous venir en aide. Que chaque cœur soit sincèrement disposé. Que le Saint Esprit ait toute la liberté d'agir. Que Dieu vienne consumer tout le poids du passé. Qu'il remplace les larmes par des chants d'allégresse, la tristesse en joie, la souffrance en paix, la haine en amour, afin que toute la Gloire lui revienne !

    « Il guérit ceux qui ont le cœur brisé et Il panse leur blessures» Psaume 147/3 

     

    1. Qu'entend-on par  abus sexuel ? 


    C'est un terme largement utilisé par les médias. Vaguement défini, chacun l'interprète à sa manière. Il est nécessaire de clarifier ce qu'est un abus sexuel.

    L'abus sexuel, ou atteinte sexuelle, est l'utilisation d'un enfant, ou d'un adolescent mineur, par un adulte (ou par une personne plus âgée de 5 ans) pour des activités sexuelles ! Ce dernier utilise rarement la violence, mais de préférence la séduction, la manipulation voir le chantage, la menace…

    « Certains actes ou attitudes, sans être des sévices, sont néanmoins abusifs. S'ils ne laissent aucune trace visible chez l'enfant, les séquelles psychologiques, par contre, sont réelles :
    Ø les conversations salaces en présence d'enfants;
    Ø le visionnement d'images pornographiques avec l'enfant;
    Ø l'exhibitionnisme;
    Ø le voyeurisme sur l'enfant.

    L'intrusion de la sexualité adulte imposée à l'enfant peut prendre différentes formes :
    Depuis l'attouchement jusqu'au viol

    Que ce passe-t-il inconsciemment chez l'enfant ?

    Une personne vient de franchir la limite de son intimité. L'enfant se sent complètement impuissant. Si c'est un proche, un membre de la famille (par définition, appelé à le protéger), une personne en qui il avait confiance, il se sent trahi. Il perd ainsi tout sentiment de sécurité envers l'adulte ; mais aussi envers lui-même. Il est humilié. Il perd à ses propres yeux le statut d'être humain, se sent utilisé, réduit à l'état d'objet. Il y aura des répercussions, des conséquences directes et indirectes, plus ou moins graves, plus ou moins évidentes. Parfois immédiatement, parfois des mois, voire des années plus tard. Et ce, dans tous les domaines de sa vie.

    Réactions immédiates :

    Ø Mutisme.
    Ø Troubles alimentaires (anorexie, boulimie).
    Ø Troubles du comportement (colère, violences …).
    Ø Dépression.
    Ø Isolement.
    Ø Apathie.
    Ø Chutes des notes scolaires.
    Ø Parfois aucune réaction.
    Ø Masturbations compulsives.


    Dans la majorité des cas, l'enfant restera cloisonné dans le silence. La plupart du temps un sentiment de honte et de culpabilité l'envahit. Il peut aussi se taire à cause des menaces de l'agresseur, la peur de n'être pas cru. Il a peur d'être blâmé ou puni. Il peut protéger sa famille, voire, protéger l'abuseur lui-même. Le poids du secret, bien trop lourd pour un enfant, engendrera inévitablement des conséquences dans sa vie d'adulte. Il grandit avec le sentiment qu il ne vaut rien !
    Une plante a besoin d'un tuteur pour pousser droit; il en est de même d'un enfant. Pour un enfant abusé, son tuteur deviendra :

    Ø ses notions erronées- : « c'est ma faute », « J'aurais dû dire non », « je suis coupable », «les adultes ont tous les droits », « je suis sale», « je ne crée que des problèmes », « je ne vaux rien » ……
    Ø ses faux raisonnements : « peut- être que si je ne dis rien, ça s arrêtera », « si je suis bien sage et gentille, tout se passera mieux. » ou au contraire « puisque qu'on me traite comme une vilaine, comme une moins que rien ….alors c est ce que je vais devenir. »

    Ces attitudes sont souvent inconscientes, néanmoins l'enfant grandira de « travers », sa vie sera bâtie sur ces bases. Il faudra donc un travail de reconstruction, un réapprentissage des vraies valeurs. Il faudra aller jusqu'aux fondations afin de mettre à jour les mensonges ancrés au plus profond de son âme.

     

    2- Conséquences dans la vie d'une femme.

    Comme nous le disions plus haut, l'abus ne laisse pas beaucoup de traces visibles, mais intérieurement il fait des ravages dont nous ne sommes, bien souvent, même pas conscientes.

    L'abus provoque :

    Ø -Perte de l'estime de soi,
    Ø -Difficulté à accepter l'image que l'on a de soi
    Ø -Manque de confiance en soi
    Ø -Difficulté à faire confiance aux autres
    Ø -Peur des hommes, ou mauvaises représentation
    Ø -Dysfonctionnement d'ordre sexuel
    Ø -Besoin de tout maîtriser
    Ø -Peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur
    Ø -Peur de l'échec, du jugement, du regard des autres
    Ø -Ou au contraire difficultés à prendre des décisions ou des responsabilités
    Ø -Angoisses
    Ø -Dépression
    Ø -Cauchemars
    Ø -Irritabilité

    Il influence :

    Ø -Les choix professionnels, sentimentaux.
    Ø -La façon d'aimer, de lier des relations avec les autres.
    Ø -La manière d'élever ses enfants
    Ø -Les goûts,
    Ø -La personnalité
    Ø -Le comportement…

    On peut se poser les questions suivantes :
     « Comment après tant d'années l'abus peut il faire tant de dégâts ? » « J'ai donné ma vie à Christ, je suis une nouvelle créature, toutes choses anciennes sont passées…! »

    On pense qu'en venant à Christ, le passé et ses douloureuses blessures sont littéralement effacés ! C'est très rarement le cas. La première chose que Jésus accomplit dans nos vies, lors de la repentance, c'est de nous pardonner de tous nos péchés. Il nous accorde la vie éternelle, inscrit notre nom dans le Livre de Vie, nous appelle désormais fille de Dieu. Il vient habiter en nous. Il fait de nous le temple du Saint Esprit….Alléluia !!!
    Mais ce n'est en aucun cas un lavage de cerveau !!! Il n'efface ni notre mémoire, ni nos souvenirs. C'est précisément au travers de ces souvenirs, que nous revivons ou ressentons les émotions passées ! Qu'ils soient d'ordre positifs ou négatifs. Nous avons besoin que Jésus vienne guérir ces blessures, ces souvenirs. Pour cela il a besoin de notre consentement, car il ne forcera jamais la porte de notre cœur. Il ne bousculera pas, ira à notre rythme, respectant la sensibilité de chacune.

    L'auteur Dan B. Allender(1) illustre bien cette situation :
    Quand nous venons à Christ, notre cœur est semblable à une maison délabrée, en ruine. Jésus vient restaurer et rebâtir ce qui est cassé. Il arrive qu'il y ait des pièces fermées à clé, où Il ne peut entrer. Il attendra que cette porte lui soit volontairement ouverte.

    Ces pièces représentent le passé douloureux. Consciemment ou inconsciemment, par mécanisme de défense(2), ces blessures sont enfouies dans un coin de notre cœur, « avec le temps ça passera. »

    L'abus est comme une ombre qui se manifeste et réapparaît par moments. Il peut se passer des années sans qu'aucun « symptôme » évident ne se déclare. Bien souvent c'est à la suite d'un facteur déclenchant que tout se « réveille » : un mariage, une naissance, un deuil, un conflit…, ou à la conversion.

    Lorsque cela arrive, nous sommes complètement désemparées. Tout ce que nous pensions avoir bâti semble s'écrouler. Nous pouvons très vite sombrer dans le désespoir, pensant qu'il n'existe aucune solution pour échapper à ce passé qui nous poursuit sans relâche.
    C'est en tout cas ce que voudrait nous faire croire l'ennemi de nos âmes, Satan, qui n'a qu'un but : voler, dérober et détruire. Au travers de l'abus, il cherche à nous anéantir afin que nous ne soyons plus utiles à quoi que ce soit pour l'avancement du règne de Dieu.


    Mais Dieu nous dit :
    « J'ai pour toi un avenir et une espérance, plan de paix et non de malheur » Jérémie 29/11

     

    3-Dieu change notre vision !!! 

    Faire le lien entre le passé et les difficultés du présent
    Lors de périodes très difficiles nous ne comprenons plus ce qu'il se passe, réactions démesurées, manque d'assurance, peurs, craintes non justifiées jalonnent notre vie…Un mal-être profond, la crainte de pas être aimée, acceptée, la peur d' être trompée, abandonnée, etc. Ne comprenant pas ces mécanismes, on est tenté de trouver un substitut :

    Ø une personne (ses parents, son conjoint, ses enfants, ses amis…)

    Ø -ou quelque chose (l'alcool, la drogue, le tabac, le sport à outrance, le travail, ou l'activisme, même parfois dans l église)

    Eviter de faire face ! En fait, le problème est bien plus profond qu'un simple malaise passager. Il est très difficile d'examiner son propre cœur, de se poser les vraies questions.
    Il est beaucoup plus facile de blâmer son conjoint qui ne passe pas assez de temps avec nous, qui ne nous fait pas assez de cadeau !...Ou bien ce sont les enfants qui sont trop pénibles, ou encore notre travail trop exténuant. Notre église, notre pasteur, les frères et sœurs qui sont trop ceci ou pas assez cela…

    En fait on cherche chez les autres, ce qui se trouve en nous ! Il est possible que nous cherchions en toutes ces personnes de l'aide, de l'amour, de la compréhension…C'est légitime ! Mais en fin de compte, nous sommes toujours déçues. Ils peuvent nous aider ! Partiellement ! Ils ne pourront jamais remplacer Dieu !
    Nous avons besoin qu'ils prient avec nous, qu'ils nous accompagnent, nous soutiennent, nous aiment….Mais il y un travail que seul Dieu peut faire !

    Dieu est celui qui sonde les cœurs et les reins, Il est celui qui connaît notre passé, notre présent, mais aussi notre avenir. Il sait exactement ce qui nous fait souffrir, et comment nous guérir, mais il ne nous forcera jamais !
    Il attendra que nous soyons prêtes à le laisser venir poser ses mains guérissantes sur nos plaies les plus profondes et les plus cachées.
    Dès l'instant où nous lui donnons accès, où nous lui donnons l'autorisation, carte blanche en quelque sorte, Il viendra nettoyer, reconstruire, réhabiliter ces pièces jusqu'a présent fermées à clé !
    Il ne faut pas avoir peur ! Il n'est pas celui qui vient en saccageant tout sur son passage ! Non Il vient avec douceur, avec tendresse, avec amour et délicatement il vous aidera à faire face à votre passé.

    Il n'est pas facile de laisser remonter ces événements enfouis depuis tant d'années. Pas facile d'accepter qu'ils soient responsables de vos souffrances présentes. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises « méthodes » ! Certaines personnes auront le désir de cheminer seules avec Dieu, d'autres d'être accompagnées, par un psychologue chrétien, un conseiller en relation d'aide chrétienne, ou encore un groupe de parole (ex : « Torrent de Vie »), soutenue par son conjoint, son pasteur, un parent, une amie. Chacune de nous avons une personnalité, une sensibilité, des attentes et des besoins différents. Ce qui est important, c'est de vous laisser guider par Dieu et que vous soyez en situation de confiance avec la personne qui vous écoute. Priez afin que Dieu vous conduise.

    Vous allez commencer une merveilleuse route vers la guérison !

    Nous sommes toutes uniques, et les étapes ne seront pas identiques pour l'une ou pour l'autre. Dieu sait ce qu'il vous faut !
    Ne faites aucune démarche forcée ou entreprise à contre cœur. Cela ne ferait qu'empirer votre situation !
    Remettez tout entre les mains de Dieu. Appuyez-vous sur Lui. Il est le seul capable «d'absorber » vos souffrances, vos blessures, car Il les a portées à la croix ! Nous nous sommes souvent posé cette question : « Pourquoi moi ? Ce n'est pas juste !!!»….
    Jésus a choisi de quitter son père, son ciel de gloire, pour chacune de nous. Non ce n'était pas juste !!! Il a été humilié, dénudé, maltraité !!! Tout cela par Amour, afin qu'aujourd'hui nous ayons dans ces meurtrissures, la guérison de nos blessures. Il nous comprend. Il vous comprend personnellement. Il veut prendre soin de chacune, individuellement !

    Le premier pas, celui de prendre conscience de l'abus, des conséquences et de tous les dégâts qu'il a occasionnés reste souvent le plus dur à accomplir.
    Il est indispensable d'en parler. « Mettre des mots sur des maux », avec un interlocuteur à la « hauteur » et en qui nous avons confiance. Cela permet de « sortir » ce qui est en nous, de mettre une distance entre nous et l'événement, pour pouvoir le regarder de l'extérieur et non plus de l'intérieur. Cela procure un énorme soulagement, il est fort possible que les larmes coulent à flots, ce n'est pas grave, elles ont une action guérissante et libératrice !
    Elles permettent d'« évacuer » !
    Ensuite, laissez Dieu vous conduire, vous reconstruire, vous guérir, vous chérir, et vous aimer. Faites-lui confiance, vous êtes sa fille bien aimée, il ne fera jamais rien pour vous faire du mal !
    Certains moments seront difficiles. Il y aura des luttes et des combats, mais jamais ils ne seront au dessus de vos forces. Si vous lui faites confiance, vous en sortirez grandie, plus que vainqueur, enrichie et joyeuse ! Il a préparé pour chacune un plan bien précis, Il veut se servir de nous afin que nous soyons pour les autres un sujet de joie et de bénédiction ! Alors si Satan a détruit une partie de votre passé, ne le laissez pas « pourrir » votre présent et anéantir votre avenir ! Relevez la tête !
     Car Dieu dit :
    « Mettez moi de la sorte à l'épreuve et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux » Malachie 3/10


    Vous pouvez si vous le souhaitez faire la prière qui suit :


    « Seigneur ! Je crois en ta puissance ! Tu es merveilleux Jésus, tu es celui qui change le mal en bien, qui relève le malheureux, qui fait grâce à l'opprimé ! Tu ne désires pas ma mort, mais tu me dis de choisir la Vie afin que je vive !
    Alors Seigneur je viens à toi. Toi qui es LA VIE. Je viens à la croix, je dépose entre tes mains, mes souffrances, mes blessures, mes peines, ma colère, mes doutes et mes questions. Viens par ton Esprit me faire ressentir ton Amour. Eclaire tout ce qui est caché, enfoui au plus profond de moi ! Fais renaître des cendres la vie. Reconstruis ce qui a été détruit, guéris ce qui est blessé et meurtri. Montre-moi comment toi tu me vois ! Donne-moi une nouvelle vision de ce que tu veux pour moi. Enlève-tous les mensonges que Satan a déposés en moi. Au travers de ton sang, je veux aimer ce que je suis. Jésus, tu es le seul capable de faire un miracle dans ma vie. Je veux goûter à la joie de vivre ! Je veux me réjouir chaque matin de tes bontés pour moi, je veux rayonner de ton Amour, de ta paix et de ta joie.
    Je te fais entièrement confiance, je remets mon être tout entier entre tes mains, croyant que tu vas faire ton œuvre !Au nom de Jésus. Amen !
    »


    Jésus sera toujours là pour vous tenir la main, Il ne vous abandonnera jamais !

    Shélomie Monte 

     

    Shélomie a 32 ans, elle est mariée et mère de famille. Victime elle-même d'abus dans son jeune âge, elle s'est donnée à Jésus et a expérimenté la guérison de ses blessures. Elle se consacre maintenant à soutenir les victimes d'abus. Elle a travaillé pendant un an et demi pour une site internet spécialisé dans ce problème en tant que conseillère et intervient dans des conférences sur le sujet. 


    (1). "Quand la confiance est perdue" (Guérison pour les victimes d'abus sexuels), Série découverte. DR Dan B Allender. La maison de la Bible.

    (2) un mécanisme de défense est une façon de se défendre contre les conséquences négatives face à une situation difficile à vivre. Il a pour but d'éviter le sentiment d'angoisse. Mais c'est un moyen erroné, pour se cacher la réalité et éviter d'y faire face.

    Mécanisme de défenses les plus courant :

    Ø -le refoulement : c'est refouler une émotion, un sentiment, une idée…..avant même d'en avoir conscience. On peut ressentir une émotion même si on n'en a pas le souvenir !
    Ø -le déni : nier une partie plus ou moins grande d'une réalité existante en dehors de soi. Minimiser les conséquences d'un événement passé, présent, ou à venir.
    Ø -la régression : retour à un stade du développement antérieur déclenché par une émotion similaire à celle du passé. (Ex : lors de relation sexuelle une femme abusée dans son enfance pleure sans savoir pourquoi).
    Ø -ambivalence : sentiments intérieurs contraires (ex : amour/haine) empêchant la personne de prendre des décisions par crainte de se tromper.

    * Statistiques issues d'un rapport du Comité (canadien) sur les infractions sexuelles à l'égard des enfants et des jeunes: 53% des femmes et 31 % des hommes ont été agressés sexuellement pendant leur enfance.

     

    Sites d'information recommandés 

    Centre National d'information sur la violence dans la famille:(Santé Canada) l'agression sexuelle d'enfants

    Abus sexuels: Quand l'enfant est en danger (Doctissimo)

     

     

    L'abus sexuel : parlons-en (Partie 1 et 2)

     

     

    L'abus sexuel : parlons-en! (2è partie) Pardonner?

     

    Top Féminin vous propose ce mois-ci la suite du dossier sur l'abus sexuel que nous avons publié au mois de novembre dernier. Shélomie Monte aborde maintenant deux aspects difficiles de "L'après-agression" : le pardon, et l'épreuve de la confrontation avec l'agresseur. Est-il possible de pardonner un jour à notre agresseur? et est-ce souhaitable? Est-il nécessaire de confronter l'agresseur? Ces étapes font partie du difficile travail de guérison et de reconstruction et l'auteur nous en parle avec beaucoup de délicatesse, d'honnêteté et de sagesse spirituelle. Toute l'équipe de Top féminin prie que cet article vous soit en bénédiction, bonne lecture! 

    L'abus sexuel parlons-en : LE PARDON

    Par Shélomie Monte 

    Vous avez été nombreuses à réagir au dossier : "L'abus sexuel parlons en !"  J'ai voulu ce mois-ci parler d'une question qui vous a touchées plus particulièrement :

     

    LE PARDON  

    Je n'ai pas la prétention de détenir « LA VERITE ». Je désire simplement essayer de répondre à vos questions, en me basant sur mon expérience, sur mes lectures, et surtout sur ma foi chrétienne.

    Je souhaite préciser que je ne veux en aucun cas juger qui que ce soit, ni culpabiliser aucune d'entre vous . Il faut du temps pour pardonner, et j'aimerais vraiment que vous ne considériez pas cet article comme une offense ou une insulte pour celles qui vivraient actuellement des moments difficiles de souffrance et de combats dans ce domaine, ce n'est pas mon but !

    Je voudrais au contraire vous aider à réaliser combien le pardon a le goût de la liberté.  

    Chaque jour, ou presque nous sommes confrontées au choix de pardonner ou non.Vis a vis de notre mari, de nos enfants, de nos amis, nos frères et sœurs, nos collègues de travail…Régulièrement nous avons besoin de pardonner mais aussi de demander pardon. Reconnaissons-le, ne serait-ce que pour nos maris et nos enfants, ils auraient bien des raisons de nous en vouloir.Mais nous exerçons le pardon, parce que nous nous aimons !

    Dans le cas de l'abus il est difficile de concevoir le pardon, car la nature de la blessure est différente et bien plus profonde.

    Essayons de voir ensemble les différentes possibilités de réagir après avoir été blessé :

    • Nous pouvons non seulement accepter les sentiments qui naissent alors dans notre cœur, colère, rancune, haine …Mais en plus les nourrir, en passant du temps à y penser, à ruminer ces choses.

    « Ce que nous nourrissons, c'est ce qui grandit en nous. »(ref Sallie Collbret).

    • Faire semblant, faire comme si rien ne s'était passé, se mentir à soi-même, s'auto persuadant que tout va bien et que nous n'avons pas été meurtris.Vivant dans le déni, essayant tant bien que mal d'enfouir au plus profond de notre cœur tout ce que nous ressentons, ne laissant voir aux autres qu'un masque de bonheur.
    • Prendre conscience de nos sentiments, des dégâts causés par l'abus. Réaliser la profondeur de la blessure .Mais décider malgré tout de combattre ces mauvais sentiments, faire le choix délibéré de ne pas en tenir rigueur. Et, surtout, confier notre cœur, avec tout ce qu'il contient, à Dieu.

    Pardonner est une grâce que l'on accorde à quelqu'un, alors qu'il ne la mérite pas et que nous aurions des raisons justes de lui en vouloir.

    Pardonner n'est pas : 

    -Excuser.

    -Se voiler la face.

    -Enfouir.

    -Nier.

    -Manquer de courage.

    -Fuir.

    -Facile

    -Naturel

    -Logique

    -Impossible

     

    POURQUOI PARDONNER ? 

    Pour être libre ! 

    Si nous ne pardonnons pas, nous laissons alors germer en nous, des racines d'amertume, de haine, un esprit de vengeance….

    « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu, à ce qu' aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n' en soient infectés ». Hébreux 12/15  

    « Que toute amertume, toute animosité, toute colère…sorte du milieu de vous ». Ephésiens 4/31  

    Ces racines, au début insignifiantes, vont bien vite grandir et finir par remplir tout notre cœur. Elles deviennent alors comme des boulets que nous traînons derrière nous, un poison qui circule dans nos veines, nous rongeant de l'intérieur. Notre vie familiale, professionnelle, sentimentale, amicale, en sera inévitablement affectée. Il faut beaucoup d'énergie pour gérer tous ces sentiments négatifs, et cela peut même finir par nous arrêter dans tout ce que nous faisons, dans nos projets d'avenir etc.….Nous centrant sur nous même, devenant aigris , et désagréables .La rancune est un lien entre nous et l' offenseur , entre notre passé et notre présent , et un obstacle entre notre souffrance et le processus de guérison, entre le mal et le bien que Dieu voudrait faire! Elle nous lie à l'autre et nous empêche d'avancer, faisant bien plus de tort à nous-mêmes qu'à l'autre !

    La rancune et la haine, sont comme une corde qui relie un bateau au port, l'empêchant ainsi de faire ce pour quoi il a été construit. Lorsque l'on coupe cette corde, le navire peut alors s'éloigner du bord et naviguer en toute liberté !

    Coupons les cordes qui nous lient à l'offenseur et déchargeons-nous sur Dieu, de TOUS nos soucis, de tous nos fardeaux, de toutes nos souffrances, de toutes les injustices, de tout ce qui nous fait mal, car Lui-même prendra soin de nous (1Pierre.5/7). Il ne confie pas cette grande tâche à un autre, non, c'est Lui-même qui prend soin de nous .Mais pour cela, nous devons accepter de lui donner « le dossier », nous devons lui faire confiance !

    Dieu nous demande de pardonner non pas comme un ordre, sans appel, mais comme un conseil bienveillant. Parce qu'il sait que la rancune et la haine nous feront du mal et finiront par nous détruire. Dieu veut notre bonheur, il veut nous voir heureuse, épanouie, ayant la joie de vivre.

    Alors n'hésitez plus et choisissez de vivre en pardonnant !

     

    COMMENT ? 

    Nous sommes bien conscients que nous ne parlons pas ici de quelqu'un qui vient de nous marcher sur le pied, et qui dit « oh pardon ! ». Nous ne nous poserions même pas la question « est-ce que je vais lui pardonner ? Hum je ne sais pas ….Quand même, il a sali mes nouvelles chaussures …. »

    Non! Nous savons que l'abus atteint notre être intime, ébranle nos croyances, nos valeurs, notre estime de soi…Et nous blesse au plus profond de nous-mêmes, là où aucun homme ne peut aller, là où seul Dieu peut sonder, panser, consoler et guérir! Faisons-lui confiance totalement, Il connaît nos besoins, Il sait si bien parler à notre cœur.

    Dieu comprend ce que vous ressentez.

    Jésus a été flagellé, battu, humilié, dénudé devant tous, et tout cela injustement. Il ne méritait pas cela, Lui le Saint, le pur, le juste. Malgré tout, Il a CHOISI de souffrir, de mourir pour chacune d'entre nous, afin que nous puissions être réconciliées avec le Père. Il a offert sa vie afin que nous ayons accès libre à son pardon, n'est-ce pas merveilleux ? Savoir que nous pouvons nous approcher de Jésus, sans crainte, sachant qu'Il ne nous juge pas, et que malgré nos fautes il est toujours prêt à nous pardonner !!!!!!!!Est ce que nous méritons tout cela ? Non !!! Mais c'est un effet de sa grâce. C'est parce qu il nous aime qu'il a TOUT accepté !

    Après tout ce que Dieu a fait pour nous, après tout ce qu'Il nous a pardonné, et cela lui a coûté la vie ! Pouvons-nous encore refuser de faire grâce à celui qui nous a fait du mal ? A celui qui a péché contre nous ?

    « C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs.  

    Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents.  

    Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il fût vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette fût acquittée.  

    Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout.  

    Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette.  

    Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois.  

    Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai.  

    Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il eût payé ce qu'il devait.  

    Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé.  

    Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ?  

    Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait.  

    C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur. » Matthieu 18/23  

    « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ». Romains 5/8  

    Dieu nous a aimés bien avant que nous ne nous repentions. Il n'a pas attend u que nous venions à Lui.

    Au travers de la croix Il nous offre son pardon, alors que nous ne le méritons pas. Vous pouvez bien sur réagir et dire que nous ne sommes pas Dieu, et c'est vrai !

    Humainement nous n'avons pas la capacité de pardonner, mais si nous avons accepté Jésus dans notre vie et notre cœur, nous avons reçu son esprit et sa capacité !

    « Je puis tout par Christ qui me fortifie » Philippiens 4/13  

    Notre capacité nous vient de Dieu, qui au travers de son Esprit nous communique les dons de l'esprit :

    L'amour, la joie,la paix, la patience,la bonté, la bénignité,la fidélité,la douceur,la tempérance Galates 5/22  

    Notre secours dans l'incapacité se trouve en Jésus ! 

    Mais Dieu nous laisse libres de choisir !

     

    QUAND PARDONNER ? 

    De par notre nature, lorsque nous sommes blessées, notre premier sentiment est négatif. Il faudra plus ou moins de temps pour que ce premier sentiment s'atténue. Cela dépendra de la profondeur et de la nature de la blessure, ainsi que de la sensibilité de chacune. Le travail du Saint-Esprit et notre désir de nous rapprocher de Dieu y sont aussi pour beaucoup ! Mais il arrive un temps, où par le Saint-Esprit, Dieu nous propose de pardonner. Je voudrais insister sur ce point, c'est vraiment le Saint-Esprit qui nous convainc, qui nous reprend, avec amour et douceur. Sans le Saint-Esprit nous ne pouvons prendre que des décisions intellectuelles, mais pas avec le cœur.

    Mais il vient un moment où notre cœur est « travaillé ». Nous pouvons décider de nous emmurer un peu plus, restant sur le chemin de la rancune, brandissant toutes sortes d'arguments tout à fait honorables et légitimes. Ou, nous pouvons décider de changer de direction en donnant cette blessure à Dieu et en le laissant s'en occuper ! C'est notre choix ! Notre responsabilité! Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus en nous de souffrance, mais nous sommes à un point où nous faisons assez confiance à Dieu pour croire qu'Il est capable de s'occuper de cette situation et qu'elle lui tient assez à cœur pour qu'Il s'y « penche » et nous fasse justice.

    Une fois cette décision prise, un lourd fardeau va disparaître. Désormais il n'y a plus d'obstacle, Dieu peut continuer à reconstruire notre vie. Il va par le Saint Esprit travailler en profondeur. Même si cela prend du temps, nous ne le regretterons pas, nous en verrons les fruits !

    Il va transformer les eaux amères de notre cœur en source de bénédiction pour nous- mêmes mais aussi pour tous ceux que nous côtoierons  

    « De même que Christ vous a pardonnés, pardonnez vous aussi. » Colossiens 3/13  

    « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonnés. » Ephésiens 4/31.32  

     

    Porter plainte ou pas? 

    Certaines personnes pensent que l'on ne peut pas porter plainte si l'on a pardonné. Ce sont deux choses complètement différentes. Lorsque l'on parle de pardon, on parle le langage du cœur, où seul Dieu peut intervenir.Un verdict n'a jamais guéri de blessure intérieure! Mais parfois la victime ressent le besoin de faire intervenir la loi. Elle peut le faire aussi dans le but de protéger d'autres victimes potentielles, ou afin, tout simplement d'entendre l'agresseur reconnaître ses fautes. La justice est là pour ça. Dans bien des situations nous faisons appel à la police, lors d'un cambriolage, d'un accident… Pourquoi dans le cas d'abus on brandit la pancarte du pardon? Que chacune fasse selon ce qu'elle ressent, le choix vous appartient. Ce qu'il faut savoir néanmoins, c'est que les démarches sont compliquées, longues et le verdict est bien souvent décevant comparé au crime. Cependant, pour celles qui ont été victimes d'abus durant leur enfance et qui souhaitent porter plainte, elles ont vingt ans après leur majorité pour le faire (en France).

    Une autre question a été soulevée et mérite d'être développée :

     

    LA CONFRONTATION  

    FAUT-IL OUI OU NON CONFRONTER L'OFFENSEUR ? 

    Oui…et non !

    NON : 

    · Dans le cas où vous vous mettriez en danger !

    • Si vos motivations sont la colère, l'animosité, la haine. L'entretien ne sera pas constructif et n'aboutira pas à grand chose, au contraire vous risquez fort de perdre vos moyens et d'en ressortir complètement frustrée.
    • Si vous ne vous en sentez pas capable.
    • Si vous êtes seule à y aller.
    • Si vous nourrissez de trop grands espoirs
    • Si vous n'avez pas ou très rarement de contact avec la personne.
    • Si vous n'avez pas le « feu vert » de Dieu.

    OUI : 

    • Si vous en ressentez le besoin.
    • Si vous avez des contacts réguliers avec la personne.
    • Si vous pouvez lui dire que vous avez remis cette situation entre les mains de Dieu, et que par sa grâce Il a enlevé toute animosité. C'est l'occasion de lui témoigner de l'amour de Dieu, qui vous a sauvé et pardonné de tous vos péchés, c'est un témoignage qui peut lui permettre d'accéder à la même grâce que vous.
    • Si vous êtes accompagnée par au moins une personne qui vous soutiendra physiquement mais aussi spirituellement.
    • Pour le mettre devant ses responsabilités.
    • Pour ne plus porter le poids de la culpabilité, et la remettre entre les mains du réel fautif.
    •  

    SE PREPARER A LA CONFRONTATION. 

    Une préparation dans la prière est indispensable !!!

    La confrontation est loin d'être une chose facile. Bien au contraire. Ne surestimez pas vos capacités, vous aurez besoin de toute la grâce de Dieu.

    Demandez à Dieu de vous conduire, de vous fortifier, entourez-vous de la prière de personnes en qui vous avez confiance, évitez de rester seule sur ce chemin.

    Ne vous précipitez pas. Laissez Dieu vous conduire.

    Prenez le temps de réfléchir à cette confrontation, quelles sont vos attentes? Préparez ce que vous allez dire, pour ne pas perdre vos moyens, submergée par vos émotions.

    Soyez réaliste, ne nourrissez pas de trop grands espoirs, il est en effet très rare qu'un offenseur se repente et se reconnaisse à 100% coupable. Il aura plutôt tendance à nier en bloc ou bien à se trouver des fausses excuses : « je ne me souviens plus trop », « je voulais simplement te faire du bien », « je ne t'ai pas forcé, tu étais d'accord » « j'étais jeune ». Ou au pire mettre la responsabilité sur vos épaules : « c'est toi qui m'a cherché », « tu m'aguichais », « tu aimais ça »….

    Tous ces mots sont bien crus et écorchent nos oreilles et nos cœurs, et pourtant c'est la réalité.

    Il est donc important de ne pas faire cette démarche à la légère et de savoir exactement quels sont vos buts.

     

    LES CONDITIONS MATERIELLES 

    Choisissez un lieu de rencontre neutre. Ni chez vous, ni chez lui. Si la situation prend une tournure qui ne vous convient pas, ou si vous vous sentez méprisée… N'hésitez pas à quitter ce lieu, ne vous laissez pas « piétiner ». Respectez vos propres limites. Ne laissez pas quelqu'un être votre voix!! C'est vous qui devez maîtriser la situation et non l'inverse comme dans le passé! L'offenseur vous a plongé dans le silence, aujourd'hui vous avez le droit de vous faire entendre.

    La confrontation peut se révéler très constructive. Vous avez donné l'occasion à l'offenseur de se repentir « la balle » est désormais dans son camp. Vous avez fait votre part. Pensez maintenant à vous, faites-vous plaisir, prenez soin de vous. Et laissez à Dieu le soin de faire le reste …

     

     

    Shelomie Monte

    (Source : TopChrétien)

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique