• Commentaire du Psaume 23 (1 à 7)

     

    Commentaire du Psaume 23 (1 à 7)

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (1)

     

     

     

    L'Éternel est mon berger.Psaume 23. 1

     

    (Jésus dit :) Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens. Jean 10. 14

     

     

     

    Connaissez-vous le Psaume 23 ?

     

    Il y a quelques années, en s'approchant d'un stand biblique à la foire aux livres de Prague, un visiteur a dit : “Je suis tout à fait athée ! Je ne connais pas la Bible”. L'exposant lui a répliqué : “Vous ne connaissez pas le Psaume 23 ?” À son grand étonnement, l'homme lui a alors récité tout le psaume par cœur !

     

    Le visiteur connaissait ce texte, mais pouvait-il vraiment dire que le Seigneur était son berger ? Non, puisqu'il se disait athée. Parler du Seigneur suppose que l'on croit en Dieu, en celui qui est au-dessus de tout. Dire : “Le Seigneur est mon berger”, c'est déclarer que je connais le Seigneur Jésus comme celui qui m'a sauvé, qui me nourrit, me fortifie, me protège…

     

    David, l'auteur du psaume, avait lui-même conduit un troupeau et il savait qu'une brebis est attachée à son berger ; elle reste sous sa protection, elle le suit partout, et si elle est près de lui, elle ne se fait pas de souci. David expérimentait la même relation avec son Dieu et il l'exprime de cette manière imagée.

     

    Maintenant, celui que David appelait “l'Éternel” est pour nous Jésus Christ, le Seigneur, celui qui est vivant, “le grand Pasteur des brebis” (Hébreux 13. 20), “le bon berger”. Il connaît chacun de ceux qui se confient en lui et qui le prient.

     

    Ce Psaume 23 est l'un des textes les plus connus de la Bible et d'innombrables croyants ont été réconfortés en le lisant. Dans les feuillets qui suivent, le mardi, nous allons continuer à l'aborder, verset après verset.

     

     

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (2)

     

     

     

    Je ne manquerai de rien. Psaume 23. 1

     

    (Jésus a dit à ses disciples :) Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Ils dirent : De rien. Luc 22. 35

     

     

     

    Je ne manquerai de rien

     

    Hervé venait de s'installer dans une chambre d'étudiant au sud de Paris. Pour l'occasion, sa sœur aînée lui avait offert un tableau décoré avec ce verset : “L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien”. Mais, au moment de fixer le tableau au mur, Hervé a hésité, puis il a rangé le tableau dans l'armoire. En fait, il n'arrivait pas à affirmer : “Je ne manquerai de rien”. Il pouvait dire : “L'Éternel est mon berger”, mais il ne pouvait ajouter la suite.

     

    Quelques mois ont passé, Hervé a appris à mieux connaître le Seigneur et il a ressorti le tableau caché pour le placer bien en vue. Depuis, les décennies ont passé, et ce verset lui est devenu toujours plus précieux.

     

    Chacun peut énumérer des choses qui lui manquent : l'un n'a pas de conjoint, un autre n'a pas d'enfant, un troisième a peu de moyens pour élever sa grande famille… Et cependant, plein de confiance, le croyant reconnaît avec foi qu'il ne manquera de rien.

     

    Par ses soins fidèles et par sa présence même, le Seigneur sait chaque jour combler les besoins les plus profonds des siens. Ils peuvent dire : “L'Éternel nous a secourus jusqu'ici” (1 Samuel 7. 12), avec la certitude qu'il en sera de même jusqu'au terme de la vie : “Jusqu'à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu'aux cheveux blancs, je vous porterai” (Ésaïe 46. 4).

     

    Le croyant a pu traverser des situations pénibles, mais il n'oublie pas avec quelle fidélité le Berger l'a aidé. Même si l'avenir semble incertain, il s'attend à son Seigneur et ne redoute pas le lendemain.

     

     

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (3)

     

     

     

    Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles. Psaume 23. 2

     

    (Jésus dit :) Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, moi, n'aura plus soif, à jamais ; mais l'eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle. Jean 4. 14

     

     

     

    Verts pâturages et eaux paisibles

     

    Au sud du pays d'Israël, s'étendent des zones arides, presque désertiques. David avait été berger et il savait ce que signifie conduire son troupeau en un lieu où les brebis peuvent se reposer et se rafraîchir. Quand il évoque des “verts pâturages” et des “eaux paisibles”, il faut penser à une oasis, un havre accueillant au sein d'un monde hostile et troublé.

     

    Quelle est la signification de ces images pour nous qui connaissons le Seigneur ? Jésus est lui-même la nourriture pour notre âme, il est “le pain vivant qui est descendu du ciel” (Jean 6. 51). Il a “les paroles de la vie éternelle”, paroles qui sont esprit et vie (Jean 6. 63, 68) et répondent à notre soif spirituelle. Le Seigneur veut rassasier notre âme et nous donner du repos. Il nous dit souvent, comme à ses disciples fatigués : “Venez à l'écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu” (Marc 6. 31).

     

    Quand goûtons-nous vraiment ce repos ? Dans les moments d'intimité et de communion, seuls avec lui, en lisant sa Parole, en le priant et en l'adorant.

     

    Mais une brebis se repose aussi avec le troupeau dont elle fait partie. Ainsi le Seigneur conduit les siens à se retrouver dans des réunions chrétiennes pour le louer, lui chanter des cantiques et écouter sa Parole. Ce sont des moments heureux qui réconfortent et rafraîchissent l'âme.

     

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (4)

     

     

    Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom. Psaume 23. 3

     

    Quand le berger a trouvé la brebis perdue, il la met sur ses épaules, tout joyeux. Luc 15. 5

     

     

     

    Des sentiers de justice

     

    Qu'elle est belle, cette image d'un berger qui porte une brebis sur ses épaules ! Nos petits-enfants aiment bien la regarder sur un livre illustré qui parle du Seigneur Jésus comme le bon Berger.

     

    Le berger ne s'occupe pas seulement de nourrir son troupeau. Il prodigue aussi les soins nécessaires aux brebis malades ou blessées. Puis il les conduit sur de bons sentiers.

     

    “Il restaure mon âme.” Nous pouvons aussi affirmer : “Le Seigneur prend soin de nous” (1 Pierre 5. 7). Comme le berger porte sa brebis, le Seigneur Jésus nous porte sur ses épaules et sur son cœur. Il nous aime tels que nous sommes, mais veut nous faire progresser dans notre vie spirituelle. Il le fera jusqu'à la fin, jusqu'au moment où nous serons dans le ciel avec lui. “Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre l'amènera à son terme jusqu'au jour de Jésus Christ” (Philippiens 1. 6).

     

    “Il me conduit dans des sentiers de justice.” Le Seigneur nous conduit dans le chemin de sa volonté, loin du mal, dans “le chemin de la paix” (Luc 1. 79). Il trace lui-même ce chemin, non pas un “chemin large” où notre cœur naturel se trouverait à l'aise, mais un “sentier”, un “chemin étroit”, difficile peut-être… Mais qu'importe, quand c'est le Berger qui conduit (Matthieu 7. 13, 14). Le Seigneur nous conduit à faire ce qui est juste aux yeux de Dieu, ce qu'il peut approuver. Il le fait afin que notre conduite ne désavoue pas le nom de Christ que nous portons, mais au contraire, qu'elle soit à son honneur.

      
     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (5)

     

     

    Même quand je marcherais par la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. Psaume 23. 4

     

    (Jésus dit :) Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Jean 10. 11

     

     

     

    Tu es avec moi

     

    David a parlé de pâturages et d'eaux paisibles, puis de sentiers à suivre. Maintenant il évoque “la vallée de l'ombre de la mort”, ces moments sans lumière où l'on ressent le danger et la peur, où l'on éprouve tout particulièrement le besoin d'une présence protectrice.

     

    Quand nous traversons un deuil ou une maladie grave, ou lorsque la mort projette son ombre angoissante, combien nous avons besoin du Seigneur ! Il est là, toujours présent. Dans ces moments-là, le croyant a d'autant plus besoin de sa proximité, et il peut dire avec confiance : “Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi” !

     

    L'apôtre Paul a été jeté en prison à Jérusalem, et à Rome il a dû comparaître devant l'empereur romain. Mais dans ces deux occasions il a éprouvé que le Seigneur se tenait près de lui (Actes 23. 11 ; 2 Timothée 4. 17). Le Seigneur est fidèle, toujours présent aux heures les plus dures : combien cela nous rassure !

     

    Mais il y a autre chose qui console : ce sont “sa houlette et son bâton”, deux outils caractéristiques du berger : le bâton servant à protéger les brebis, et la houlette à les rassembler. Ce ne sont pas des instruments quelconques, mais ceux de “mon Berger”. La sollicitude du Seigneur est là pour me diriger, me ramener, m'instruire. Je ne suis pas laissé seul avec mes propres tendances. Quelle douce assurance : je suis l'objet des soins du Seigneur qui m'a aimé et m'aime toujours (Hébreux 12. 6-8). Que je ne l'oublie jamais !

     

     

     

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (6)

     

     

    Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d'huile, ma coupe est comble. Psaume 23. 5

     

    Notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et cela, nous vous l'écrivons afin que votre joie soit complète. 1 Jean 1. 3, 4

     

     

     

    Une table dressée et une joie complète

     

    La fin du voyage approche… David vient de parler d'une vallée sombre qu'il a traversée avec le berger près de lui ; maintenant il mentionne la présence d'ennemis. Mais il le fait plutôt avec des accents de triomphe. Les ennemis sont comme réduits au silence, car il est question d'un repas où l'on est invité et pleinement heureux.

     

    David ne s'adresse plus au Seigneur comme à un berger, mais plutôt comme à un ami qui prend soin de lui : “Tu dresses devant moi une table”. Le Seigneur donne la nourriture adaptée aux besoins de notre âme, de notre cœur, “en la présence de mes ennemis”. Sa bonté nous est d'autant plus sensible que les difficultés sont là : moquerie, opposition, persécution… Nos ennemis sont témoins de ses soins, en sorte que, pleins de confiance, nous disons : “Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai pas : que me fera l'homme ?” (Hébreux 13. 6).

     

    “Tu as oint ma tête d'huile”. Seuls les rois et les prêtres parmi le peuple d'Israël recevaient une onction d'huile. Le Seigneur lui-même verse cette huile, il nous met à part pour lui et nous bénit de manière particulière.

     

    Ainsi David peut dire : “Ma coupe est comble”, rien ne peut être ajouté à son bonheur. C'est l'image du croyant, pleinement heureux dans la présence de son Seigneur, débordant de reconnaissance et de louange. Ce bonheur est le prélude à ce que nous connaîtrons bientôt dans le ciel.

     

     

     

    Commentaire du Psaume 23 (7)

     

     

    Oui, la bonté et la grâce me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l'Éternel pour de longs jours. Psaume 23. 6

     

    (Jésus a dit :) Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. Jean 14. 2, 3

     

     

     

    Dans la maison du Seigneur

     

    Les sentiers escarpés, la vallée sombre, les ennemis… de tout cela, David ne parle plus. Confiant, il regarde en avant et il a deux certitudes : la bonté de son Berger l'accompagnera toujours et, à la fin, il habitera dans la maison de l'Éternel. En regardant en arrière, le croyant constate avec quel amour le Seigneur l'a conduit. Et il peut affirmer qu'il va être encore, et toujours, entouré de cet amour. Comment le sait-il ? Parce que le Seigneur a promis d'être avec lui jusqu'au bout, tous les jours de sa vie (Philippiens 1. 6 ; Matthieu 28. 20). Il l'aidera et veillera sur lui tout au long de son voyage jusqu'au but final !

     

    Quel but ? Pour David, c'était la maison de l'Éternel, son temple sur la terre. Pour nous, c'est la maison du Père, le ciel, l'éternité. C'est là que le Seigneur nous a préparé une place et qu'il nous prendra pour toujours avec lui. Nous serons avec celui qui a été notre Berger sur la terre. Ce sera le repos parfait et définitif.

     

    Ailleurs David a parlé de la beauté de l'Éternel dans son temple (Psaume 27. 4 ; 63. 2 ; 65. 4), il ne se lassait pas d'une telle contemplation. Pour nous, le Seigneur veut que nous voyions sa gloire dans la maison du Père. “Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire” (Jean 17. 24).

     

    Oui, le chemin se termine dans ce pays glorieux

     

    Où luit ta beauté divine, ô Sauveur victorieux.

     

    Là, bonheur incomparable, adorant, glorifiés,

     

    À toi nous serons semblables, Jésus, pour l'éternité.

     

     

     

     

    (Source : labonnesemence.com)

     

     

     
     

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